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 +===== A)- Points d’interrogation =====
 +//Les points d’interrogation qui ponctuent les dossiers préparatoires, et principalement les Ebauches, sont de deux sortes : les premiers signalent un point provisoire de perplexité de l’écrivain concernant soit un élément local de l’intrigue, un détail réaliste, ou un problème de terminologie (du genre : « Elle se passionne pour un animal ( ?) » ; ou : « La souche (le coffre ?) en briques » ; ou : « Un couvent de moines (lequel ?) »), soit une question de mise en place plus globale ou plus générale. La consigne est donc équivalente à un : « à régler ultérieurement », à « voir cela par la suite », d’avoir à revenir sur ce point pour le régler, même si Zola sait bien que cela « se règlera de lui-même » tout en avançant et en écrivant, et notamment après le stade de la prise des notes, ou après achèvement de l’Ebauche. Les seconds sont des balises (des sortes de « ponctuations émotives », ou de « scansions psychologiques ») signalant l’endroit où Zola pense qu’il faudra insérer un dialogue, ou une tranche de style indirect-libre, ou un monologue important des personnages, et où il esquisse déjà (ce peut être, de façon remarquable, assez tôt dans l’Ebauche) une formule, une phrase-clé interrogative ou exclamative de l’un de ces personnages. Ils marquent donc un point important de l’histoire du personnage, souvent un tournant décisif dans son destin, dans ses rapports à autrui ou à soi-même.//
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 +==== a)- de Zola ====
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 +=== La Curée (1872) ===
 +//On notera, dans certains cas, la combinaison des signes de la parenthèse et du point d’interrogation, aboutissant au signe complexe : (?).//
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 +Où demeure Maxime ? (MS NAF 10 282, La Curée, f°213). – M. Toutin Laroche : le siècle des Lumières, tantôt mon cher collègue ; tantôt : notre grand administrateur ( ?) (MS NAF 10 282, La Curée, f°220). – Montrer la déchéance de tout, même du crédit viticole (Maxime roulé ?) (MS NAF 10 282, La Curée, f°246). – L’influence d’Eugène a placé Aristide dans un emploi ( ?) (MS NAF 10 282, La Curée, f°295).
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 +=== La Conquête de Plassans (1874) ===
 +Voir s’il y a lieu de faire passer l’empereur dans la ville ? (NAF MS 10288 La Conquête de Plassans, F°1- Plan)
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 +=== La faute de l’Abbé Mouret (1875) ===
 +La tombe d’Albine ? Je mettrai à côté du cimetière une sorte de précipice, ou plutôt je l’établirai au bord d’un grouffre [sic], qui évitera de le border d’un mur. – Le cimetière va un peu en pente. Puis, derrière l’église, je mettrai le presbytère. (MS NAF 10294, La Faute de l’abbé Mouret, L’Eglise, Les Artaud – le Presbytère, f° 108)
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 +=== Nana (1880) ===
 +Le chef riche, comme dans tous les théâtres ? (NAF Ms. 10313, Nana. F°25- Plan) \\ Courte conversation. Qui est-ce qui paie le dîner ? etc. (//Ibid//. F°27) \\ (voir si Clarisse ne doit pas lui rapporter la réponse dans la loge, plus loin, lorsque Muffat est là ?). (//Ibid//. F°50) \\ L’adresse donnée, chez Fauchery (?). (//Ibid//. F°68) \\ Nana a-t-elle quitté le théâtre ? (//Ibid//. F°105) \\ Lui offre-t-on de l'épouser (?). (//Ibid//. F°108) \\ Satin a une rue de Suresnes (?)(//Ibid//. F°142) \\ Que devient le chambellan ? (//Ibid//. F°149) \\ Steine (sic) (?) \\ Daguenet (?). (//Ibid//. F°153) \\ Gaga et Lili (?) à Juvisy (//Ibid//. F°156) \\ Une vente chez Nana. Voir (?). (//Ibid//. F°160). \\
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 +A quoi peut-elle penser et que peut-il y avoir en elle ? (NAF Ms. 10313, Nana. F°190- Personnages). \\
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 +Qu’est-ce que je pourrait (sic) trouver ? (NAF Ms. 10313, Nana. F°213- Ebauche) \\ Nana, c'est la perdition, c'est le diable ; pourquoi n’attirera-t-elle pas un catholique, tout frémissant de la crainte de Dieu ? (//Ibid//. F°226). \\
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 +Des coquineries (?). (NAF Ms. 10313, Nana. F°299- Notes).
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 +=== Au bonheur des dames (1883) ===
 +On pourrait peut-être mettre un lien (?) entre cette boutique et ma demoiselle de magasin (MS NAF 10277, Au bonheur des dames, f° 6)  \\ Tout le commerce expliqué par Octave et Paul ? (//Ibid//., f° 25) \\Henriette tout au long et Decker ? (//Ibid//.)  \\ Jean déjà une histoire d'amour avec une belle demoiselle riche ? (Au bonheur des dames, Plan, fº 34)
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 +=== La Terre (1887) ===
 +Le paysan qui ne possédait rien, puis qui a possédé un jour, comment et quand ? (MS NAF 10.328, La Terre, Ebauche, f° 401/2)  \\ (…) Un paysan et sa femme, Michaud et la Michaude, ont du bien, pas mal. Comment ils l’ont eu ? (//Ibid//., f° 403/4)  \\ (…) Jean Macquart (…) Mais comment le mêler à l’action d’une façon centrale ? (//Ibid//., f° 404/5)  \\ (…). Puis mort de Louise, tuée par Bonhomme ( ?)  (//Ibid//., F° 417/18)  \\ (…) Des coups terrible [sic] chaque fois. Puis, pour la mort, il faudra que j’aie un coup encore ( ?). (//Ibid//., f° 431/32)  \\ (…) Toujours sur le point de partir, et gardé par la femme, jusqu’à ce qu’elle en prenne un autre. Le vieux mari sait-il ? (//Ibid//., f° 466/67)  \\ (…) Le château ( ?) ancien château démoli, ce qui l’a remplacé. Voir s’il faut en mettre un dans le fond, une grande propriété ou des petites ( ?) (//Ibid//. f° 495/87)  \\ (…) Une Jacquerie est-elle possible de notre temps ? (//Ibid//., f° 496/88)  \\ (…)Berthe a un amoureux. Lequeu ? (//Ibid//., f° 401/3 – Plans) \\
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 +Et sa mort, ses dernières paroles à Jean, où elle se confesse ( ?) (MS NAF 10329 La Terre f° 50 – Personnages, Françoise Fouan)  \\ Ce qu’on dit à la petite fille, ses parents viennent-ils la voir ? (//Ibid//.,  F° 59-60 – Personnages, Monsieur Charles)  \\ Cela lui donne une importance ?! (//Ibid//.,  F° 93 – Personnages, Lengaigne)  \\ Elle va à Cloyes à chaque marché à pied, vendre, des œufs, des poulets, des lièvres ( ?), des légumes (//Ibid//.,  F° 113 – Personnages, La Frimat) 
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 +=== Le Rêve (1888) ===
 +Il ne viendra avec un précepteur, à voir (?) que pour son mariage (MS NAF 10323, Le Rêve, Ebauche, f° 234/18)  \\ (…) Elle se passionne pour un animal (?) elle rêve la nuit (//Ibid//. f° 254/38)  \\ (…) Et le regard d’Angélique qui comprend (?) et qui se ranime (//Ibid//., f° 276/59)  \\ (…) la même petite rue ancienne aboutissant à la porte du château (?) (//Ibid//., f° 310/93)  \\
 +Une lecture de la vie des saints (?) (MS NAF 10323 Le Rêve, f° 50. A reclasser sans doute dans le dossier Ebauche)
 +La ville ou [sic] elle est, distance de Paris (?) (//Ibid//., 2ème plan détaillé du Chapitre I, f° 4)  \\ (…) L’enfant qu’ils ont eu tout de suite et qui est mort. Ils n’en ont plus eu. Ils se croient punis (?) ( //Ibid//., f° 6)  \\ (…) Second portrait (…) Angélique (…) orgueilleuse et passionnée, sensuelle (gourmande ?), telle enfin qu’il faudra la corriger, une Rougon-Macquart ( //Ibid//., f° 8)  \\ La montrer dans l’extrême misère, ramassée dehors (?) (//Ibid//., Plan, Résumé du Plan du chapitre I, f° 2,)  \\ Mariés depuis vingt ans (?) (…) Ils font une déclaration au Maire (?)  \\ (//Ibid//., Plan, premier plan détaillé du Chapitre I, f° 11)  \\ (…) Jolie petite écriture personnelle, vieille écriture, longue et fine, élancée (?) (//Ibid//., 2ème plan détaillé du chapitre II, f° 17)  \\ (…) Montrer le mécanisme de la grâce (?) (//Ibid//., deuxième plan détaillé du chapitre II, f° 21)  \\ Finir par une scène avec l’au-delà du milieu (?) (//Ibid//., premier plan détaillé du chapitre II, f° 28)  \\ (…) Les Hubert vont jusqu’au regret de l’avoir prise (?) (//Ibid//., premier plan détaillé du chapitre II, f° 32)  \\ (…) Hubert qui a le nom de la sage-femme va pourtant d’abord à l’Assistance Publique (?) . Puis chez la sage-femme (//Ibid//., premier plan détaillé du chapitre II, f° 32)  \\ (…) Rappeler le livret, qui est la marque de l’abandon, de la bassesse (?) d’Angélique (//Ibid//., premier plan détaillé du chapitre II, f° 38)  \\ La mort indiquée, souriante (?) (//Ibid//., 2ème plan détaillé du chapitre III, f° 45)  \\ une lecture de la vie des saints (?) (//Ibid//., premier plan du chapitre III, f° 50)  \\ Félicien (…) Ressemble-t-il au Saint Georges (?)  (//Ibid//., deuxième plan du chapitre IV, f° 61)  \\ La chapelle (…) La fenêtre, les armes, où ? (…) La religion, la grâce (?)  (//Ibid//., premier plan du chapitre IV, f° 71)  \\ Si leurs mains se rencontrent en maniant les linges (emportés par le vent ?) elle retire vivement la sienne (//Ibid//., plan détaillé du chapitre V, f° 75)  \\ La seule invraisemblance est qu’on doit savoir que le fils de l’évêque s’amuse à cela. Le sait-on ? A voir (//Ibid//., plan détaillé du chapitre V, f° 78)  \\ C’est une mitre que le chapître (?)  l’a chargé de dessiner (…) Les dates ? (//Ibid//., deuxième plan détaillé du chapitre VI, f° 80)  \\ cela la calme donc (?)  (deuxième plan détaillé du chapitre VI, f°s 83-84)  \\ sait-elle qu’elle l’aime ? Cela est à examiner (//Ibid//., premier plan du chapitre VI, f° 88)  \\ toujours la question : sait-elle qu’elle l’aime ? A régler (…) L’enfant qui doit naître (?) (//Ibid//., premier plan du chapitre VI, f° 90)  \\ Lettre aussi refusée (?) (//Ibid//., premier plan du chapitre VI, f° 91)  \\ Etait-elle sotte ? (//Ibid//., deuxième plan détaillé du chapitre VII, f° 95)  \\ La mitre ? (…) Hubert restera à garder la maison, pourquoi ? (//Ibid//., deuxième plan détaillé du chapitre VIII, f° 107) \\ Pour qu’elle lui pardonne sa fortune (?) et heureux de la voir rayonner (//Ibid//., deuxième plan détaillé du chapitre VIII, f° 110)  \\ Août (?) (//Ibid//., premier plan du chapitre VIII, f° 111)  \\ Félicien la trompant donc, qu’il ne lui a pas parlé de son mariage projeté avec Claire ? (//Ibid//., Plan du chapitre IX, f° 124)  \\ La reconnaît-il ? Oui, je crois (//Ibid//., deuxième plan du chapitre X, f° 132)  \\ Un travail de broderie (…) Les Hubert voulaient refuser (?) Pourquoi donc (//Ibid//., deuxième plan du chapitre XI, f° 143)  \\ Tout de suite, une scène toujours (…) il la serre dans ses bras (?) (//Ibid//., deuxième plan détaillé du chapitre XII, f° 160)  \\ la faire si immatérielle que la scène reste très pur [sic] (?)  (//Ibid//., premier plan du chapitre XII, f° 165)  \\ Le père a résisté encore, il n’est venu que pour l’extrême-onction, en assistant (?) (//Ibid//., premier plan du chapitre XIII, f°s 180-181)  \\ elle est résignée, humble et douce, corrigée de l’orgueil et de la passion (?) (//Ibid//., premier plan du chapitre XIV, f° 192)  \\ Le marquis s’y attendait ; l’avait compris (?) Arranger cela (//Ibid//., premier plan du chapitre XIV, f° 193) \\
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 +Marquis de Hautecoeur, pair de France (?) (MS NAF 10324, Le Rêve, Notes Hautecoeur, f° 245)  \\ (…) Il les avait payées dix-mille francs, à qui ? (//Ibid//., f° 257)  \\ (…) Il y a là un couvent de moines (lequel ?) (côté des Hubert) (//Ibid//., f° 261)  \\ (…) pour des questions de tribut et de préséance (?) (//Ibid//., f° 264)  \\ (…) lever des droits pour la navigation sur le Ligneul (?) ( //Ibid//., f° 265)  \\ La souche (le coffre ?) en briques (//Ibid//., Notes sur la maison des Hubert, f° 400/7)
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 +=== Lourdes (1894) ===
 +Cette acceptation de la vie n’est possible que pour une élite, et très peu nombreuse. Alors que devient l’énorme masse de l’humanité ? (NAF MS 1455 Lourdes, Deuxième ébauche, F° 12) \\ Et tout ce qui est en nous, l’idée de l’infini, le besoin de justice et d’égalité, d’où cela vient-il ? L’insondable problème jusqu’à présent. (//Ibid//. F° 27)  \\ Quand elle a touché le malheur de vivre, l’injustice de la nature  (d’où nous vient donc l’idée de justice ?), la misère de tout, elle a besoin de faire un appel à un pouvoir mystérieux qui peut tout pour [l’im biffé] le bonheur, même l’impossible. (//Ibid//. F° 40)  \\ Où est Bethléem ? L’évangile. (//Ibid//. F° 43)  \\ Mais, alors, se pose la question : quel est ce médecin ? et il faudrait une enquête sur lui, tout document historique a besoin d’être contrôlé. (…) Il y a encore les dames hospitalières de l’hôpital qui ont dû la panser, voir la plaie, puis voir la chair refaite. Où sont-elles, qui sont-elles ? pourquoi n’avons-nous pas leur témoignage ? (//Ibid//. F° 47)  \\ Est-ce que la foi ne devrait pas suffire pour croire aux miracles ? alors pourquoi un médecin constatant ? (//Ibid//. F° 48)  \\ Au temps de foi, de croyance, est-ce qu’on appelait la science à prouver Dieu ? Que vient-elle faire ici ? (…) Y a-t-il un compromis possible entre la science et la foi ? (//Ibid//. F° 49)  \\ Mais, pour arriver à cela, il y aura une grande difficulté à vaincre, qu’il faudra résoudre tout de suite pour le plan : comment revenir en arrière,  \\ comment raconter tout Bernadette (et aussi le Lourdes ancien, Peyramale et les Pères), si mon roman se passe de nos jours ? (//Ibid//. F°s 57-58)  \\ A quelle époque a été établi le dogme de l’Immaculée conception ? (//Ibid//. F° 63)  \\ Elle n’est plus femme : on prétend qu’elle n’a jamais été réglée (?). Retranchée de l’humanité. (//Ibid//. F° 87)  \\ Il faudra que mon prêtre la connaisse, ou qu’il soit mêlé à cela ; et qu’il pardonne. C’est  \\ une de ses pénitentes ; et il connaît l’histoire par la confession (?).(//Ibid//. F°s 103-104)  \\ Voir le bout d’intrigue de la nièce, avec un prêtre (le prêtre mondain ?) – (//Ibid//. F° 120)  \\ Lui s’est fait hospitaliser, quoique à son aise. Pourquoi ? par humilité, pour toucher la Vierge. (//Ibid//. F° 127)  \\ Indiquer le plus tôt possible, je crois, l’organisation et le fonctionnement du pèlerinage (à [cause biffé] propos de Mme Vincent, qui n’est pas hospitalisée ?) (//Ibid//. F° 137)  \\ Ils se rappellent les serments échangés, le baiser (?).(//Ibid//. F° 149)  \\ Comment ces papiers se trouvaient là, depuis 1862 (?) Le père s’en est occupé. (//Ibid//. F° 151)  \\ Le grand médecin alors amené par Pierre. Un ami de son père encore (?).(//Ibid//. F° 153)  \\ Mais il restera un prêtre honnête. Son analyse, sa résolution (est-ce que Lourdes est déjà là-dedans ? a-t-il les dossiers et comment ? voir cela aux Personnages) – (//Ibid//. F° 157)  \\ Les roses d’or : dans quel conte de chevalerie [en interligne : la Vierge décrite par B. (Mon V. 223).] ou ailleurs ? sur quelle image ? Les paroles répétées, elle les avait entendues. Où ? (Salette, etc.). (//Ibid//. F° 207)  \\ Les roses d’or. Dans quel conte de chevalerie ou autre ? (//Ibid//. F° 221)  \\ Le chef de gare attend un train de voyageurs de Montauban (?) qui a du retard, et ce sera ce  \\ train qui arrivera à la fin. (//Ibid//. F°s 224-225)  \\ Alors, la première malade montée [en interligne : M.V. 85] est Marie, bien qu’elle arrive à l’hôpital une des dernières. C’est Pierre qui la monte (avec qui ?) (//Ibid//. F° 245)  \\ Et tout de suite l’histoire (Pierre [en interligne : il savait ses deuils et lui en parle] devait le savoir à Lourdes [en interligne : depuis combien sont-ils séparés] ?) (//Ibid//. F° 258)  \\ Rappeler qu’il ne croyait pas à Bernadette autrefois, qu’il a fourni les notes des dossiers autrefois ; et aujourd’hui il s’incline. Que s’est-il donc passé ? (//Ibid//. F° 260)  \\ Il ne prie pas. A quoi songe-t-il ? Tout le bouleversement de la scène qu’il vient de voir. (//Ibid//. F° 264)  \\ Est-ce qu’un lupus peut être d’origine nerveuse ? – Et traiter cette question des plaies apparentes, très sérieusement – (//Ibid//. F° 273)  \\ Pourquoi un catholique ne croirait-il pas aux miracles ? L’histoire religieuse (Lasserre 31). (//Ibid//. F° 274)  \\ Puis, [en interligne : M.V. 29, 128, 230], des malades guéris (?) dans la salle d’attente. (//Ibid//. F° 279)  \\ On dit celui-ci phtisique : oui mais pourquoi, comment ? Et les maux cachés, compliqués où tous les maux se mêlent ? Puis le remède qu’on n’ose pas dans le courant, l’immersion dans l’eau glacée par exemple ; très dangereux, mais qui sait ?  \\ ça peut sauver, si ça ne tue pas. – (//Ibid//. F°s 284-285)  \\ Dès [sept biffé] dix heures, Pierre inquiet [en interligne : après les processions aux flambeaux] d’avoir vu Marie si anéantie et désespérée, revient à l’hôpital, après que M. de Guersaint est rentré se coucher (?) (//Ibid//. F° 296)  \\ Une salle au deuxième [état biffé] étage, je crois.  \\ (…) Les 15 lits (?) le long des murs, les matelas qu’on a ajoutés entre eux. (//Ibid//. F°s 296-297)  \\ Elle veut rentrer à l’hôpital à [deux biffé] dix heures, à cause [de d’un petit biffé] de sa fatigue (?).(//Ibid//. F° 313)  \\ Celle-ci [Mme Chaise] [en interligne : va mieux, a imploré la Vierge] se plaint d’avoir été bousculée par Gustave [en interligne : il va mieux] (?) – (//Ibid//. F° 314)  \\ Tout le plateau de la Merlasse, tel que je l’ai vu : boutiques avec les enseignes (?) buvettes sous les tentes, etc. – (//Ibid//. F° 332)  \\ Elle est arrivée sans un sou (?). Elle n’a trouvé que l’abri, et elle vit là, dans un coin, sur un banc. (//Ibid//. F° 353)  \\ Sur Pierre, prie-t-il ? (//Ibid//. F° 368)  \\ Pourquoi n’a-t-il pas prié [en interligne : l’idée de sa messe] tout à l’heure ? – Est-ce le baron qui l’en a empêché. (…) Pourquoi ? Analyse. (//Ibid//. F° 368)  \\ Et ce qu’elle murmure : « Je l’ai vue, je l’ai priée pour vous et elle m’a souri, elle a fait un petit signe de la tête. Puis, elle m’a dit que c’est demain à quatre heures que je serai guérie, quand le Saint-Sacrement passera ». A-t-elle dormi ? a-t-elle fait un rêve. (//Ibid//. F° 371)  \\ Ne peut-on pas dire qu’elle sait qu’elle guérira à quatre heures. L’auto-suggestion. La voix le lui a promis. Ne se serait-elle pas endormie à la Grotte ? (//Ibid//. F° 378)  \\ Toujours très délicat, très envolé, très mystique. En conversation le plus possible ? (//Ibid//. F° 386)  \\ Enfin, Sophie Couteau joue dans un coin (à quoi ?) (//Ibid//. F° 400)  \\ Un [pr biffé] prêtre (?) est dans la chaire (la décrire), et les phrases qu’il clame. (//Ibid//. F° 416)  \\ Les cloches (G. Barbet). Où mettrai-je le morceau des cloches ? Ici, si je ne l’ai déjà mis. (//Ibid//. F° 431)  \\ Qui est en chaire ? Rappeler les cris sans les répéter, je crois. Le père Fourcade, le père Massias. (//Ibid//. F° 433)  \\ Une description de la Grotte, braisillante dans le jour (?) (…) Il faut aussi que je me serve de Pierre. Que pense-t-il ? Quel est sont état d’âme ? (//Ibid//. F° 443)  \\ Ce sont les Vigneron [en interligne : le Commandeur (?) (M.V. 198-201)] qui lisent les inscriptions des ex-voto. (//Ibid//. F° 457)  \\ Le docteur Chassaigne se sera agenouillé, car il a connu (?) Peyramale, on on [sic] lui en a parlé. (//Ibid//. F° 476)  \\ Pierre s’arrête, achète un gros bouquet, des cierges. ([Il biffé] M. de Guersaint a 20 fr. ( La question d’argent avec Pierre, où en est-elle ?) (//Ibid//. F° 492)  \\ Je pose ici le type du cocher, qui me servira plus loin. Un cocher à béret,  \\ croyant, mais débauché (?)(//Ibid//. F°s 493-494)  \\ Expliquer tout de suite pourquoi Marie et son père ne sont pas avec lui : [et biffé] ils se sont rendus une dernière fois à la grotte, où Marie brûlait de remercier encore la Sainte Vierge ; et lui a réglé à l’hôtel (?)(//Ibid//. F° 512)  \\ Elle guérie, lui qui va mourir : « Ah ! vous êtes guérie comme les autres, Et vous croyez que vous êtes plus heureuse. Vous regretterez de n’être pas partie (le regrette-t-elle lorsqu’elle sait que Pierre n’est pas converti ?) – S’en aller, ah ! quelle joie, et toutes les misères de vivre.[»] – (//Ibid//. F° 519)  \\ Quelle philosophie absurde ! Fallait-il donc qu’elle souffrît. Pour la sauver. Mais alors Dieu ne sauve donc pas les autres ? Où est le but, l’intérêt de cette souffrance individuelle, dans le grand tout ? –  (//Ibid//. F° 576)  \\ Elle gémissait, puis se le reprochait. (…) Pourquoi, mon Dieu ! quel blasphème et quelle cruauté inutile ! Cela est révoltant ! Pourquoi ne pas souhaiter la santé et le bonheur ? (//Ibid//. F° 577)  \\ Les trois secrets confiés à elle par la Vierge. Personne ne les a-t-il jamais sus ? Un confesseur.– (…) On la chargeait naïvement de commissions pour le ciel « N’ayez aucune crainte, je ferai vos commissions ». Et s’il n’y avait rien au ciel, pas de ciel ? (//Ibid//. F° 577)  \\ Le démon a voulu se jeter sur moi, mais tout a disparu. Le démon dans cette vie innocente, pourquoi ? Elle n’avait  \\ pas péché. (//Ibid//. F°s 578-579)  \\ Création d’un nouveau peuple. [en interligne : Amener les ouvriers à Lourdes 22 Ensemble sur Lourdes.] Mais n’y fallait-il pas le souffle d’un autre Messie ? (//Ibid//. F° 588)  \\ Si elle [Bernadette] avait été une volontaire, une ambitieuse, une dominatrice, que ce serait-il passé ? (//Ibid//. F° 592)  \\
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 +(Pourquoi, d’autre part, être un homme, puisque Marie n’est pas femme). Et l’idée qu’elle pourrait guérir, que produit-elle en lui ? (MS NAF 1456, Lourdes, Fo 26 – Notes sur Marie de Guersaint)  \\ Elle sait qu’il [Pierre] ne croit plus, elle seule au monde. Comment cela ? Créer un fait. (//Ibid//., Fo 27 – Notes sur Marie de Guersaint)  \\ « Buvez, vous guérirez. – Oui, si je buvais, je guérirais (?), mais je ne veux pas boire.[»] (//Ibid//., Fo 114 – Notes sur le Commandeur)  \\ L’idée de Dieu est l’idée de l’infini (parole de pasteur). Boissarie dit que cette parole est la réfutation du matérialisme. Pourquoi ? (//Ibid//., Fo 145 – Notes sur Boissarie) \\ L’imagination ne peut reconstituer les organes – Pourquoi pas ? (//Ibid//., Fo 161 – Notes sur les Miracles) \\ La jeune fille ne fut pas guérie, mais quitta Lourdes plus confiante en l’avenir (?) (//Ibid//., Fo 163 – Notes sur les Miracles)  \\ Prenez ces esquisses, les premières notes, comme  \\ une première impression. Ensuite, on peut étudier, et des cas ont été étudiés (?) (273). (//Ibid//., Fos 164-165 – Notes sur les Miracles)  \\ Et là retrouver, suivre, étudier et peindre ce duel incessant entre la science et le besoin de surnaturel :  \\ (…) des guérisons enregistrées de bonne foi (?) par milliers (…).(//Ibid//., Fos 208-209 – Notes sur Un roman sur Lourdes)  \\ Et plus tard suivre Bernadette : on l’a fait disparaître, pourquoi ? Elle est morte religieuse, dans un couvent de Nevers. De quoi ?) – (//Ibid//., Fo 211 – Notes sur Un roman sur Lourdes)  \\ Bernadette épuisée, fatiguée, tombe malade. (…) Pourquoi la V. ne la guérit-elle pas ? (//Ibid//., Fo 225 – Notes sur H. Lasserre)  \\ Comment, sur la parole d’un enfant, (…) tout ce mouvement immense ? Superstition ? Oui, si l’on entend par là le besoin d’illusion de l’humanité souffrante. (//Ibid//., Fo 228 – Notes sur H. Lasserre)  \\ Ne savait ni lire ni écrire [Bernadette]. Rien  \\ que le patois pyrénéen. Pas même le catéchisme (?) (//Ibid//., Fos 231-232 – Notes sur H. Lasserre)  \\ La transfiguration de l’enfant pendant  \\ l’apparition. Caractères scientifiques de la vision (?) – (//Ibid//., Fos 234-235 – Notes sur H. Lasserre)  \\ La source [en interligne : la source, un jeudi 25 février] d’abord bourbeuse, pourquoi pas tout de suite limpide ? (//Ibid//., Fo 241 – Notes sur H. Lasserre)  \\ Elle [Bernadette] s’est cloîtrée pour obéir à une vocation (?) et aussi pour fuir les foules. (//Ibid//., Fo 259 – Notes sur H. Lasserre)  \\ Pourquoi la guérison des autres, et pas la sienne ? Pour la sauver [Bernadette] ? Mais alors, Dieu ne sauve donc pas les autres. – Où est le but, où est l’intérêt, de toutes ces manifestations individuelles, dans le grand tout ? (//Ibid//., Fo 261 – Notes sur H. Lasserre)  \\ Après une neuvaine, elle marche (n’y aurait-il pas là l’effet résultant des cautérisations ?) (//Ibid//., Fo 273– Notes sur Mlle de Fontenay)
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 +=== Travail (1901) ===
 +La vérité, qui est le but de la science et qui prépare la justice. Fonde la patrie (?) La justice, qui réunit l’humanité, la rassemble, la ramène à la famille unique (?) (MS NAF 10333, Travail, Ebauche, f° 348/1)  \\ Enfin arriver à constituer la cité par le travail (?) (//Ibid//., f° 350/3)  \\ Vient-il dans le bourg par hasard, ou pour travailler ? (//Ibid//., f°s 357/10-358/11)  \\ Mais Luc a-t-il déjà lu Fourier, ou le lit-il seulement par hasard chez le vieux professeur ? (//Ibid//., f° 359/12) \\ Pendant la deuxième partie, l’organisation du travail, c’est la lutte, mais quelle lutte ? (//Ibid//., f° 360/13)  \\ Je le ruine naturellement, quand l’usine sombre, et alors qu’est-ce que j’en fais ? (//Ibid//., f° 365/18)  \\ L’ouvrier violent (…) qu’il faudra conquérir et apaiser (?) (//Ibid//., f° 377/30)  \\ Mais quelle est sa psychologie là-dedans ? (//Ibid//., 383/36)  \\ Une visite à la verrerie ? (//Ibid//., f° 392/45)  \\ Le succès s’indique, on croit l’ouvrier mort, Luc épousera l’ouvrière (?) (//Ibid//., f° 395/48)  \\ Les idées de Jordan pour l’application de l’électricité aux Hauts Fourneaux (?) (//Ibid//., 399/52)  \\ Alors, Luc qui prospère peut racheter (?) les Hauts Fourneaux (//Ibid//., f° 401/54)  \\ J’aurai la révolution violente (?) un moment  (//Ibid//., F°403)  \\ Pourquoi y vient-il à vingt-cinq ans, et qu’y fait-il ? (//Ibid//., F°408)  \\ Luc crée des fours à puddler perfectionnés ( ?) (//Ibid//,.F°421)  \\ Ils n’auront qu’à tourner des boutons (?) (//Ibid//., F°426) 
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 +==== b)- ébauche de fragment de style indirect-libre, ou direct, des personnages ====
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 +=== Le Ventre de Paris (1873) ===
 +Un employé, gros, (…) distribue les bulletins : «  Eh ! là-bas, avançons… Combien avez-vous de mètres ? Cinq ?… » (Le Ventre de Paris, Notes documentaires, Ms.Naf. 10.338, f°166)
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 +=== La Conquête de Plassans (1874) ===
 +Comment fera-t-il pour les approcher (NAF MS 10.280 La Conquête de Plassans, Plan IV F° 6)  \\ J’ai marché sur mes genoux, je vous ai aimé, j’ai tout fait… Faujas : Misérable femme (NAF MS 10.280 La Conquête de Plassans, Plan XXIII F˚ 13)
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 +=== Nana (1880) ===
 +« Est-ce que tu la connais ? On dit qu’elle est mieux que Rose Mignon Non. » (NAF Ms. 10313, Nana. F°6- Plan) \\ Où Zoé a-t-elle pu tous les placer ? (//Ibid//. F°17) \\ - De qui est l’enfant ? dit-il (//Ibid//. F°29 verso) \\ Qu’est-ce que tu ferais si ta femme te trompait ? (//Ibid//. F°69-70) \\ Je n’irai pas au ciel. Est-ce que tu y crois ? (//Ibid//. F°74) \\ Est-ce que c’est elle? » (//Ibid//. F°90) \\ « Eh bien! et ce rôle ? » \\ « Eh bien, et ce rôle, te plaît-il ? » (//Ibid//. F°91) \\ Les deux sorts. Quel sera le sien ? (//Ibid//. F°105) \\ Vous n’êtes point fâché ? (…)Fâchée, pourquoi ? dit-elle en riant plus haut (…)(//Ibid//. F°118 verso) \\ - Qu’est-ce que c’est ? dit-elle. (…) Dis donc, mon chéri, tu crois que c’est la même ? (//Ibid//. F°119 verso) \\ « Eh bien ? peut-il demander ensuite. » (//Ibid//. F°127) \\ « Est-ce que tu y crois ? Je n’irai pas - » (//Ibid//. F°131) \\ Assez, n’est-ce pas ?… (//Ibid//. F°138 verso) \\ Philippe demandait à Nana : Veux-tu que je t’épouse ? (//Ibid//. F°140) \\ Est-ce qu’elle est méchante ? (//Ibid//. F°144) \\ Alors, tu sors de l’église ? (//Ibid//. F°144 verso) \\ Où donc ? (//Ibid//. F°154) \\ Fauchery arrive, eh bien ? (//Ibid//. F°155) \\ les questions sur les diamants. Sont-ils vrais ? (//Ibid//. F°156). \\
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 +mais qu’est-ce que ça fait ? (NAF Ms. 10313, Nana. F°192-Personnages). \\
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 +toi, l’empaillé, est-ce que tu dors ? \\ N’est-ce pas Léon que tu as de beaux yeux ? (NAF Ms. 10313, Nana. F°242-Notes) \\ Pas vrai Léon ? (//Ibid//. F°243/2).
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 +=== La Terre (1887) ===
 +Le partage a lieu, et il refuse sa part, parce que son frère beau père a le champ convoité. On lui dit qu’est-ce que ça vous fait ? (MS NAF 10.328 La Terre. f°  414/15- Ebauche) Dis donc Jésus-Christ ta fille est encore à roucouler là bas avec un tel. Nom de Dieu ! ou donc ? Là bas, au bois Lurin (//Ibid//., f°  448/49)
 +« Quoi ! nous avons fait tout ce que nous devions faire, et la terre nous tient prisonnier, elle ne rend pas ce que nous pouvions espérer – Les capitaux vont à l’industrie. Nous périclitons – Alors, à quoi bon ? » (MS NAF 10329 La Terre  F° 71 – Personnages, Alexandre Hourdequin)  \\ Hourdequin devant les petits cultivateurs. Comment il juge leur routine. « Que voulez vous ? ils s’entêtent, ils ignorent ; […] ; ils ne traitent pas le sol comme il le demande ; […], ne le fument pas rationnellement, etc. – Seulement, il faut avouer qu’ils ne peuvent guère employer les mêmes moyens que nous, pour leurs petites parcelles : les mécaniques, etc. » (//Ibid//.,  F° 72)  \\ « Puisque les filles de la Vierge continuent à se faire engrosser, pourquoi irait-il à une procession avec ces ventres qui l’exaspèrent ? (//Ibid//.,  F° 100-101 – Personnages, L’abbé Godard)
 +=== Le Rêve (1888) ===
 + Elle est frappée au cœur. Pourquoi ne lui a-t-il pas dit qu’il était fiancé ? (MS NAF 10323, Le Rêve, Ebauche, f° 236/20)  \\ D’abord tentative d’interrogatoire. Comment s’appelle ton père. N’est ce pas un tel ? d’où es-tu ? (NAF MS 10323 Le Rêve, 2ème Plan détaillé du Chapitre I, f° 4-)  \\ Qui est-elle ? de quel inconnu vient-elle ? (//Ibid//., 2ème plan détaillé du chapitre II, f° 18) \\ Ce qu’elle s’imagine : alors le monde ? (//Ibid//., f° 42) \\ Mais tu es pauvre toi ! – Eh bien ? (//Ibid//., f° 43)  \\ je voudrais de l’enfance, de la gaieté dans les deux épisodes (tape-t-elle son linge ?) (//Ibid//., plan détaillé du chapitre V, f° 73)  \\ Pourquoi la suit-il ? Pourquoi donne-t-il tant qu’elle n’ose plus donner et arrive partout trop tard (//Ibid//., plan détaillé du chapitre V, f° 76)  \\ Le sait-on ? A voir (//Ibid//., plan détaillé du chapitre V, f° 78)  \\ Donc combat, inquiétude, mais tout cela délicieux- Aime-t-elle ? (…) (Tout le chapitre avec ce trouble, cette question qui revient : qu’a-t-elle donc ?) (//Ibid//., deuxième plan détaillé du chapitre VI, f° 79)  \\ Elle très remuée se pose sa question : l’aime-t-elle ? (//Ibid//., deuxième plan détaillé du chapitre VI, f° 81)  \\ Lui se tourne sourit. Quel est-il ? laisser encore un doute (//Ibid//., deuxième plan détaillé du chapitre VIII, f° 106)  \\ Dès lors son émotion : est-ce bien lui, ne s’est-elle pas trompée ? (//Ibid//., premier plan du chapitre VIII, f° 112)  \\ Si elle veut, tout se fera. Mais le veut-elle ? (//Ibid//., plan du chapitre IX, f° 123)  \\ Mon Dieu, pourquoi m’avez-vous abandonnée ? (//Ibid//., deuxième plan détaillé du chapitre XI, f° 146)  \\  Pourquoi ce malentendu, pourquoi ne vient-il  \\ pas ? A trouver (//Ibid//., premier plan du chapitre XI, f°s 154-155)  \\  \\ Elle était résignée. Pourquoi est-il venu ? (//Ibid//., deuxième plan détaillé du chapitre XII, f° 163)
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 +=== Lourdes (1894) ===
 +Et la mystique d’à présent, le néo-catholicisme, même celui de Léon XIII, qui aurait demandé « Est-ce qu’il y a des guérisons à Lourdes » et qui, sur un réponse affirmative, aurait ajouté : « Eh bien ? qu’on tâche de les constater le plus scientifiquement possible. [»] (NAF MS 1455 Lourdes, Deuxième ébauche, F° 50)  \\ Que faudrait-il faire ? il n’en sait rien, il cherche. Jeter la soutane, s’en aller ailleurs, se marier, avoir des enfants et bêcher la terre. (//Ibid//. F° 74)  \\ On lui demande son nom, son histoire : il répond simplement : Oh ! que je souffre ! Quelle est sa maladie ? – (//Ibid//. F° 128)  \\ On ne sait pas même sa maladie. Pas une phtisie, quoi ? (//Ibid//. F° 139)  \\ Reprise de l’idylle, mais douloureuse, avec Marie [en interligne : déjà ruinée], immobilisée déjà : elle ne sera jamais femme, pourquoi serait-il homme ? – (//Ibid//. F° 157)  \\ Et l’interrogatoire de Pierre part de là. Vous n’êtes pas de Poitiers, mon enfant ? Non, monsieur l’abbé, je suis de Vivonne, à six kil. de Poitiers. (//Ibid//. F° 184)  \\ Est-elle une voyante ? Plus tard il conclura qu’elle n’était qu’une malade, une malheureuse que sa vision a retranchée du monde des vivants. (//Ibid//. F° 213)  \\ Pourtant à la fin, il se méfie du miracle possible. Si l’eau le guérissait pourtant et le faisait vivre ? (//Ibid//. F° 239)  \\ Il ne sait pas ce qu’il a fait, s’il a loué les deux chambres, et son premier mouvement est d’aller à lui. Puis, une hésitation : à quoi bon troubler sa prière ? (//Ibid//. F° 257)  \\ Le savant qui au bout de la route, attendri par l’ap., doute de tout. Que savons-nous ? mon cher enfant. Tout est possible. (//Ibid//. F° 260)  \\ C’est Chassaigne qui le ramène à la Grotte, en lui disant qu’il faut croire, que le miracle existe. Pourquoi n’existerait-il pas ? (//Ibid//. F° 267)  \\ Il n’y a pas d’exemple qu’une sœur se soit contaminée. Alors, quoi ? Un miracle, ou bien la science de l’antisepsie était-elle une plaisanterie. Chassaigne en rit. – (//Ibid//. F° 273)  \\ Le docteur Chassaigne attendait Pierre à la porte du bureau des constatations. (…) Et un petit diagnostic : « Allez-vous me montrer un miracle ? – Le miracle ne se fait pas sur commande. Dieu intervient quand il veut.– [»] (//Ibid//. F° 279)  \\ Il n’y a pas d’exemple d’une religieuse contaminée. Alors quoi ? Un miracle. Chassaigne en rit fortement. (//Ibid//. F° 283)  \\ Chassaigne : « Voyons, si celle-la guérissait serait-ce un miracle ? [»] Et Pierre pense au diagnostic de Beauclair. (//Ibid//. F° 286)  \\ Elle avait dit le matin, un samedi, jour de la Sainte Vierge [en interligne : cette journée finie sur laquelle on comptait tant] : « Est-ce aujourd’hui qu’elle me guérira ? » – (//Ibid//. F° 299)  \\ Il déblatère contre la Grotte. Mais vous avez un monde fou, où [en biffé] en mettriez-vous encore ? Oui, monsieur, pendant le  \\ pèlerinage national, nous avons trop de travail, nous aurions des casernes que nous les emplirions. Mais ensuite ça se calme. (//Ibid//. F°s 314-315)  \\ Faire que cette mort d’une innocente l’ébranle encore : le choix, pourquoi celle-ci et pas celle-là ? Moi je gracierais tout le monde. (//Ibid//. F° 374)  \\ Elle le dit à Mme de Jonquière. – Quel jour sommes-nous [autref biffé] aujourd’hui ? – Lundi ! – Ah ! c’est vrai. Eh bien ! c’est aujourd’hui que je serai guérie. (//Ibid//. F° 401)  \\ Les choses extraordinaires qu’on entend, et si tranquillement dites. Une guérie, une autre guérie. Comment, une phtisique ? Mais oui, monsieur ! (//Ibid//. F° 434)  \\ Si elle est guérie, va-t-il croire ? Un dernier effort chez lui, pour reconquérir la foi – Le drame est là. (//Ibid//. F° 435)  \\ Enfin, elle se soulève : « Je suis guérie (?) [»] – (//Ibid//. F° 438)  \\ Les choses extraordinaires qu’il entend, et si tranquillement dites. Une guérie, une autre guérie. Une phtisique ? Mais oui, monsieur. (//Ibid//. F° 444)  \\ M. Vigneron faisant devant Gustave le rêve d’aller à la campagne manger l’héritage de Mme Chaise, quand il aura sa retraite – Et moi ? – Toi ! tu seras avec nous. – Oh ! moi – (//Ibid//. F° 490)  \\ Il se rappelle aussi le mot du cocher de tout à l’heure. (…) La Vierge apparaît, la voyante est persécutée, l’idée prend, monte, à son apogée, puis décline. (…) En sera-t-il de même pour Lourdes ? (//Ibid//. F° 496)  \\ Enfin, ils [arrivent biffé] reviennent chez Majesté. (Après Marie, tu iras à l’Hôpital, pendant que nous déjeunerons (?) [)] (//Ibid//. F° 498)  \\ Pourtant, ici, il se méfie du miracle possible. Si l’eau le guérissait pourtant et le faisait vivre ?– (//Ibid//. F° 530)  \\ [dans la marge : à Poitiers : un mot [à la fin biffé] de Ferrand à Pierre, quand la Grivotte plus mal. Mais elle mangeait si fort. Que s’est-il passé ? – Nous ne savons rien. (…)](//Ibid//. F° 532)  \\ Cela donne raison à Chassaigne. Que sait-on ? Tout n’est-il pas possible, et le tranquille Bonamy – (//Ibid//. F° 539)  \\ Ne vaudrait-il pas mieux, quitte à la faire souffrir, l’opérer [l’humanité] brutalement, lui ouvrir les yeux, [ne pas biffé] fermer les Grottes, préparer des générations fortes pour demain ? Voilà donc son scrupule, son doute, ce qui le fait souffrir. (…)  \\ Donc il reste en suspens, sur cette idée que l’humanité a un besoin d’au-delà indéniable, et que ce serait peut-être la tuer que de vouloir lui enlever ce besoin. Quel est-il ? d’où vient-il ? Pourquoi veut-on de [la vérité biffé] l’égalité et de la justice ? Grave problème. (//Ibid//. F° 555-556)  \\ Pierre songe à cette singulière distribution des grâces. (…) Si moi ou vous avions la toute-puissance, est-ce que nous ne les guéririons pas tous, ces misérables , dont la vue est si poignante ? (//Ibid//. F° 558)  \\ Elle disait : « Pourquoi chercher à me voir, qu’ai-je de plus que les autres ? [»](//Ibid//. F° 570)  \\ Mais son effroi d’être divine. Aussi sa réponse. [«] Voulez-vous nous suivre ? Non, mais comme je le voudrais si j’étais petit oiseau » ! (//Ibid//. F° 574)  \\ Mais son inquiétude sur cette religion de la souffrance humaine, du rachat par la souffrance. (…) N’est-ce pas dangereux et ladre de laisser vivre la superstition ? (…)  \\ Voilà son scrupule, son doute, ce qui le [cro biffé] rend anxieux. (//Ibid//. F° 582-583)  \\ Puis, le scrupule qui saisit Pierre. Le besoin de l’au-delà. (…) Quel est-il ? d’où vient-il. Pourquoi veut-on de l’égalité et  \\ de la justice ? Il se trouble et il hésite. – (//Ibid//. F° 585-586)  \\
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 +L’aimerait-il [Marie] ? se tromperait-il, n’y aurait-il en lui que l’étoffe d’un mari ? (MS NAF 1456, Lourdes, Deuxième ébauche, Fo 7 – Notes sur Pierre Froment)  \\ La crise effroyable, l’effondrement, que va-t-il devenir ? (…) Jeter la soutane ? mais il a vu des prêtres défroqués, et son dégoût. Il connaît un prêtre marié, son dégoût. Pourquoi ? (…)  \\ Pourquoi ne serait-il pas prêtre ? (//Ibid//., Fos 10-11 – Notes sur Pierre Froment)  \\ Elle reste donc sur le quai, au moment du départ du train blanc. « Vous ne venez pas ? – Oh ! non, mon mari m’emmène à Luchon. » (//Ibid//., Fo 62 – Notes sur Madame Maze)  \\ Est-ce que le miracle n’est pas continuel. Pour les croyants, à quoi bon constater ? Ils n’ont qu’à s’incliner et à croire. Pour les incroyants, à quoi bon encore ? on ne les convaincra jamais. (//Ibid//., Fo 69 – Notes sur Raboin)  \\ Les  \\ furieuses parades que Lazare pourrait adresser au Christ : « Pourquoi m’as-tu ressuscité ? (…) » (//Ibid//., Fos 108-109 – Notes sur le Commandeur)  \\ On le dit un  \\ peu toqué, et sa manie (…) de se fâcher : pourquoi ne meurent-ils [les malades] pas tranquillement dans leur lit. Est-ce que ce ne serait pas le plus raisonnable ? (//Ibid//., Fos 100-111 – Notes sur le Commandeur)  \\ A l’arrivée, il parle à Frère Isidore, ou plutôt à Sabathier. Pourquoi veut-il être guéri, celui-là ? (//Ibid//., Fo 113 – Notes sur le Commandeur)  \\  Un seul [médecin] parle de la visiter, mais on refuse violemment : pudeur. Pourquoi la visiter ? c’est la dévirginiser : le spéculum dépucelle. (//Ibid//., Fo 117 – Notes sur la maladie de Marie de Guersaint)  \\ Catalepsie, extase maladive ? Non, puisque usage des sens et mouvements sou- \\mis à l’action de la volonté [Bernadette]. (//Ibid//., Fos 132-133 – Notes sur le Dr Dozous)  \\ Que s’est-il passé ? Le lupus est-il de source nerveuse. Ce malade-ci n’était pas hystérique, aucune affection nerveuse. Le docteur ne comprend pas (…). (//Ibid//., Fo 187 – Notes sur le Départ de Paris)  \\ Deux larmes qui roulent. « Que faut-il faire ? – Prier pour le pécheurs.[»] (//Ibid//., Fo 237 – Notes sur H. Lasserre)  \\ « J’ai à vous dire pour vous seule et concernant vous seule une chose secrète. Me promettez-vous de ne jamais la répéter à personne en ce monde ?– (…) [»] Et elle [la Vierge] disparaît. (//Ibid//., Fo 238 – Notes sur H. Lasserre)  \\ « Pourriez-vous faire le portrait de la Sainte Vierge ? La revoyez-vous assez nettement – Quelquefois, mais pas toujours ! [»] (//Ibid//., Fo 262 – Notes sur H. Lasserre)  \\ Voulez-vous nous suivre ? – Non. Mais comme je le voudrais, si j’étais petit oiseau (323). (//Ibid//., Fo 263 – Notes sur H. Lasserre)

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