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A)- Points d’interrogation

Les points d’interrogation qui ponctuent les dossiers préparatoires, et principalement les Ebauches, sont de deux sortes : les premiers signalent un point provisoire de perplexité de l’écrivain concernant soit un élément local de l’intrigue, un détail réaliste, ou un problème de terminologie (du genre : « Elle se passionne pour un animal ( ?) » ; ou : « La souche (le coffre ?) en briques » ; ou : « Un couvent de moines (lequel ?) »), soit une question de mise en place plus globale ou plus générale. La consigne est donc équivalente à un : « à régler ultérieurement », à « voir cela par la suite », d’avoir à revenir sur ce point pour le régler, même si Zola sait bien que cela « se règlera de lui-même » tout en avançant et en écrivant, et notamment après le stade de la prise des notes, ou après achèvement de l’Ebauche. Les seconds sont des balises (des sortes de « ponctuations émotives », ou de « scansions psychologiques ») signalant l’endroit où Zola pense qu’il faudra insérer un dialogue, ou une tranche de style indirect-libre, ou un monologue important des personnages, et où il esquisse déjà (ce peut être, de façon remarquable, assez tôt dans l’Ebauche) une formule, une phrase-clé interrogative ou exclamative de l’un de ces personnages. Ils marquent donc un point important de l’histoire du personnage, souvent un tournant décisif dans son destin, dans ses rapports à autrui ou à soi-même.

a)- de Zola

La Curée (1872)

On notera, dans certains cas, la combinaison des signes de la parenthèse et du point d’interrogation, aboutissant au signe complexe : (?).

Où demeure Maxime ? (MS NAF 10 282, La Curée, f°213). – M. Toutin Laroche : le siècle des Lumières, tantôt mon cher collègue ; tantôt : notre grand administrateur ( ?) (MS NAF 10 282, La Curée, f°220). – Montrer la déchéance de tout, même du crédit viticole (Maxime roulé ?) (MS NAF 10 282, La Curée, f°246). – L’influence d’Eugène a placé Aristide dans un emploi ( ?) (MS NAF 10 282, La Curée, f°295).

La Conquête de Plassans (1874)

Voir s’il y a lieu de faire passer l’empereur dans la ville ? (NAF MS 10288 La Conquête de Plassans, F°1- Plan)

La faute de l’Abbé Mouret (1875)

La tombe d’Albine ? Je mettrai à côté du cimetière une sorte de précipice, ou plutôt je l’établirai au bord d’un grouffre [sic], qui évitera de le border d’un mur. – Le cimetière va un peu en pente. Puis, derrière l’église, je mettrai le presbytère. (MS NAF 10294, La Faute de l’abbé Mouret, L’Eglise, Les Artaud – le Presbytère, f° 108)

Nana (1880)

Le chef riche, comme dans tous les théâtres ? (NAF Ms. 10313, Nana. F°25- Plan)
Courte conversation. Qui est-ce qui paie le dîner ? etc. (Ibid. F°27)
(voir si Clarisse ne doit pas lui rapporter la réponse dans la loge, plus loin, lorsque Muffat est là ?). (Ibid. F°50)
L’adresse donnée, chez Fauchery (?). (Ibid. F°68)
Nana a-t-elle quitté le théâtre ? (Ibid. F°105)
Lui offre-t-on de l'épouser (?). (Ibid. F°108)
Satin a une rue de Suresnes (?)(Ibid. F°142)
Que devient le chambellan ? (Ibid. F°149)
Steine (sic) (?)
Daguenet (?). (Ibid. F°153)
Gaga et Lili (?) à Juvisy (Ibid. F°156)
Une vente chez Nana. Voir (?). (Ibid. F°160).

A quoi peut-elle penser et que peut-il y avoir en elle ? (NAF Ms. 10313, Nana. F°190- Personnages).

Qu’est-ce que je pourrait (sic) trouver ? (NAF Ms. 10313, Nana. F°213- Ebauche)
Nana, c'est la perdition, c'est le diable ; pourquoi n’attirera-t-elle pas un catholique, tout frémissant de la crainte de Dieu ? (Ibid. F°226).

Des coquineries (?). (NAF Ms. 10313, Nana. F°299- Notes).

Au bonheur des dames (1883)

On pourrait peut-être mettre un lien (?) entre cette boutique et ma demoiselle de magasin (MS NAF 10277, Au bonheur des dames, f° 6)
Tout le commerce expliqué par Octave et Paul ? (Ibid., f° 25) \\Henriette tout au long et Decker ? (Ibid.)
Jean déjà une histoire d'amour avec une belle demoiselle riche ? (Au bonheur des dames, Plan, fº 34)

La Terre (1887)

Le paysan qui ne possédait rien, puis qui a possédé un jour, comment et quand ? (MS NAF 10.328, La Terre, Ebauche, f° 401/2)
(…) Un paysan et sa femme, Michaud et la Michaude, ont du bien, pas mal. Comment ils l’ont eu ? (Ibid., f° 403/4)
(…) Jean Macquart (…) Mais comment le mêler à l’action d’une façon centrale ? (Ibid., f° 404/5)
(…). Puis mort de Louise, tuée par Bonhomme ( ?) (Ibid., F° 417/18)
(…) Des coups terrible [sic] chaque fois. Puis, pour la mort, il faudra que j’aie un coup encore ( ?). (Ibid., f° 431/32)
(…) Toujours sur le point de partir, et gardé par la femme, jusqu’à ce qu’elle en prenne un autre. Le vieux mari sait-il ? (Ibid., f° 466/67)
(…) Le château ( ?) ancien château démoli, ce qui l’a remplacé. Voir s’il faut en mettre un dans le fond, une grande propriété ou des petites ( ?) (Ibid. f° 495/87)
(…) Une Jacquerie est-elle possible de notre temps ? (Ibid., f° 496/88) 
(…)Berthe a un amoureux. Lequeu ? (Ibid., f° 401/3 – Plans)

Et sa mort, ses dernières paroles à Jean, où elle se confesse ( ?) (MS NAF 10329 La Terre f° 50 – Personnages, Françoise Fouan)
Ce qu’on dit à la petite fille, ses parents viennent-ils la voir ? (Ibid., F° 59-60 – Personnages, Monsieur Charles)
Cela lui donne une importance ?! (Ibid., F° 93 – Personnages, Lengaigne)
Elle va à Cloyes à chaque marché à pied, vendre, des œufs, des poulets, des lièvres ( ?), des légumes (Ibid., F° 113 – Personnages, La Frimat)

Le Rêve (1888)

Il ne viendra avec un précepteur, à voir (?) que pour son mariage (MS NAF 10323, Le Rêve, Ebauche, f° 234/18)
(…) Elle se passionne pour un animal (?) elle rêve la nuit (Ibid. f° 254/38)
(…) Et le regard d’Angélique qui comprend (?) et qui se ranime (Ibid., f° 276/59)
(…) la même petite rue ancienne aboutissant à la porte du château (?) (Ibid., f° 310/93)
Une lecture de la vie des saints (?) (MS NAF 10323 Le Rêve, f° 50. A reclasser sans doute dans le dossier Ebauche) La ville ou [sic] elle est, distance de Paris (?) (Ibid., 2ème plan détaillé du Chapitre I, f° 4)
(…) L’enfant qu’ils ont eu tout de suite et qui est mort. Ils n’en ont plus eu. Ils se croient punis (?) ( Ibid., f° 6)
(…) Second portrait (…) Angélique (…) orgueilleuse et passionnée, sensuelle (gourmande ?), telle enfin qu’il faudra la corriger, une Rougon-Macquart ( Ibid., f° 8)
La montrer dans l’extrême misère, ramassée dehors (?) (Ibid., Plan, Résumé du Plan du chapitre I, f° 2,)
Mariés depuis vingt ans (?) (…) Ils font une déclaration au Maire (?)
(Ibid., Plan, premier plan détaillé du Chapitre I, f° 11)
(…) Jolie petite écriture personnelle, vieille écriture, longue et fine, élancée (?) (Ibid., 2ème plan détaillé du chapitre II, f° 17)
(…) Montrer le mécanisme de la grâce (?) (Ibid., deuxième plan détaillé du chapitre II, f° 21)
Finir par une scène avec l’au-delà du milieu (?) (Ibid., premier plan détaillé du chapitre II, f° 28)
(…) Les Hubert vont jusqu’au regret de l’avoir prise (?) (Ibid., premier plan détaillé du chapitre II, f° 32)
(…) Hubert qui a le nom de la sage-femme va pourtant d’abord à l’Assistance Publique (?) . Puis chez la sage-femme (Ibid., premier plan détaillé du chapitre II, f° 32)
(…) Rappeler le livret, qui est la marque de l’abandon, de la bassesse (?) d’Angélique (Ibid., premier plan détaillé du chapitre II, f° 38)
La mort indiquée, souriante (?) (Ibid., 2ème plan détaillé du chapitre III, f° 45)
une lecture de la vie des saints (?) (Ibid., premier plan du chapitre III, f° 50)
Félicien (…) Ressemble-t-il au Saint Georges (?) (Ibid., deuxième plan du chapitre IV, f° 61)
La chapelle (…) La fenêtre, les armes, où ? (…) La religion, la grâce (?) (Ibid., premier plan du chapitre IV, f° 71)
Si leurs mains se rencontrent en maniant les linges (emportés par le vent ?) elle retire vivement la sienne (Ibid., plan détaillé du chapitre V, f° 75)
La seule invraisemblance est qu’on doit savoir que le fils de l’évêque s’amuse à cela. Le sait-on ? A voir (Ibid., plan détaillé du chapitre V, f° 78)
C’est une mitre que le chapître (?) l’a chargé de dessiner (…) Les dates ? (Ibid., deuxième plan détaillé du chapitre VI, f° 80)
cela la calme donc (?) (deuxième plan détaillé du chapitre VI, f°s 83-84)
sait-elle qu’elle l’aime ? Cela est à examiner (Ibid., premier plan du chapitre VI, f° 88)
toujours la question : sait-elle qu’elle l’aime ? A régler (…) L’enfant qui doit naître (?) (Ibid., premier plan du chapitre VI, f° 90)
Lettre aussi refusée (?) (Ibid., premier plan du chapitre VI, f° 91)
Etait-elle sotte ? (Ibid., deuxième plan détaillé du chapitre VII, f° 95)
La mitre ? (…) Hubert restera à garder la maison, pourquoi ? (Ibid., deuxième plan détaillé du chapitre VIII, f° 107)
Pour qu’elle lui pardonne sa fortune (?) et heureux de la voir rayonner (Ibid., deuxième plan détaillé du chapitre VIII, f° 110)
Août (?) (Ibid., premier plan du chapitre VIII, f° 111)
Félicien la trompant donc, qu’il ne lui a pas parlé de son mariage projeté avec Claire ? (Ibid., Plan du chapitre IX, f° 124)
La reconnaît-il ? Oui, je crois (Ibid., deuxième plan du chapitre X, f° 132)
Un travail de broderie (…) Les Hubert voulaient refuser (?) Pourquoi donc (Ibid., deuxième plan du chapitre XI, f° 143)
Tout de suite, une scène toujours (…) il la serre dans ses bras (?) (Ibid., deuxième plan détaillé du chapitre XII, f° 160)
la faire si immatérielle que la scène reste très pur [sic] (?) (Ibid., premier plan du chapitre XII, f° 165)
Le père a résisté encore, il n’est venu que pour l’extrême-onction, en assistant (?) (Ibid., premier plan du chapitre XIII, f°s 180-181)
elle est résignée, humble et douce, corrigée de l’orgueil et de la passion (?) (Ibid., premier plan du chapitre XIV, f° 192)
Le marquis s’y attendait ; l’avait compris (?) Arranger cela (Ibid., premier plan du chapitre XIV, f° 193)

Marquis de Hautecoeur, pair de France (?) (MS NAF 10324, Le Rêve, Notes Hautecoeur, f° 245)
(…) Il les avait payées dix-mille francs, à qui ? (Ibid., f° 257)
(…) Il y a là un couvent de moines (lequel ?) (côté des Hubert) (Ibid., f° 261)
(…) pour des questions de tribut et de préséance (?) (Ibid., f° 264)
(…) lever des droits pour la navigation sur le Ligneul (?) ( Ibid., f° 265)
La souche (le coffre ?) en briques (Ibid., Notes sur la maison des Hubert, f° 400/7)

Lourdes (1894)

Cette acceptation de la vie n’est possible que pour une élite, et très peu nombreuse. Alors que devient l’énorme masse de l’humanité ? (NAF MS 1455 Lourdes, Deuxième ébauche, F° 12)
Et tout ce qui est en nous, l’idée de l’infini, le besoin de justice et d’égalité, d’où cela vient-il ? L’insondable problème jusqu’à présent. (Ibid. F° 27)
Quand elle a touché le malheur de vivre, l’injustice de la nature (d’où nous vient donc l’idée de justice ?), la misère de tout, elle a besoin de faire un appel à un pouvoir mystérieux qui peut tout pour [l’im biffé] le bonheur, même l’impossible. (Ibid. F° 40)
Où est Bethléem ? L’évangile. (Ibid. F° 43)
Mais, alors, se pose la question : quel est ce médecin ? et il faudrait une enquête sur lui, tout document historique a besoin d’être contrôlé. (…) Il y a encore les dames hospitalières de l’hôpital qui ont dû la panser, voir la plaie, puis voir la chair refaite. Où sont-elles, qui sont-elles ? pourquoi n’avons-nous pas leur témoignage ? (Ibid. F° 47)
Est-ce que la foi ne devrait pas suffire pour croire aux miracles ? alors pourquoi un médecin constatant ? (Ibid. F° 48)
Au temps de foi, de croyance, est-ce qu’on appelait la science à prouver Dieu ? Que vient-elle faire ici ? (…) Y a-t-il un compromis possible entre la science et la foi ? (Ibid. F° 49)
Mais, pour arriver à cela, il y aura une grande difficulté à vaincre, qu’il faudra résoudre tout de suite pour le plan : comment revenir en arrière,
comment raconter tout Bernadette (et aussi le Lourdes ancien, Peyramale et les Pères), si mon roman se passe de nos jours ? (Ibid. F°s 57-58)
A quelle époque a été établi le dogme de l’Immaculée conception ? (Ibid. F° 63)
Elle n’est plus femme : on prétend qu’elle n’a jamais été réglée (?). Retranchée de l’humanité. (Ibid. F° 87)
Il faudra que mon prêtre la connaisse, ou qu’il soit mêlé à cela ; et qu’il pardonne. C’est
une de ses pénitentes ; et il connaît l’histoire par la confession (?).(Ibid. F°s 103-104)
Voir le bout d’intrigue de la nièce, avec un prêtre (le prêtre mondain ?) – (Ibid. F° 120)
Lui s’est fait hospitaliser, quoique à son aise. Pourquoi ? par humilité, pour toucher la Vierge. (Ibid. F° 127)
Indiquer le plus tôt possible, je crois, l’organisation et le fonctionnement du pèlerinage (à [cause biffé] propos de Mme Vincent, qui n’est pas hospitalisée ?) (Ibid. F° 137)
Ils se rappellent les serments échangés, le baiser (?).(Ibid. F° 149)
Comment ces papiers se trouvaient là, depuis 1862 (?) Le père s’en est occupé. (Ibid. F° 151)
Le grand médecin alors amené par Pierre. Un ami de son père encore (?).(Ibid. F° 153)
Mais il restera un prêtre honnête. Son analyse, sa résolution (est-ce que Lourdes est déjà là-dedans ? a-t-il les dossiers et comment ? voir cela aux Personnages) – (Ibid. F° 157)
Les roses d’or : dans quel conte de chevalerie [en interligne : la Vierge décrite par B. (Mon V. 223).] ou ailleurs ? sur quelle image ? Les paroles répétées, elle les avait entendues. Où ? (Salette, etc.). (Ibid. F° 207)
Les roses d’or. Dans quel conte de chevalerie ou autre ? (Ibid. F° 221)
Le chef de gare attend un train de voyageurs de Montauban (?) qui a du retard, et ce sera ce
train qui arrivera à la fin. (Ibid. F°s 224-225)
Alors, la première malade montée [en interligne : M.V. 85] est Marie, bien qu’elle arrive à l’hôpital une des dernières. C’est Pierre qui la monte (avec qui ?) (Ibid. F° 245)
Et tout de suite l’histoire (Pierre [en interligne : il savait ses deuils et lui en parle] devait le savoir à Lourdes [en interligne : depuis combien sont-ils séparés] ?) (Ibid. F° 258)
Rappeler qu’il ne croyait pas à Bernadette autrefois, qu’il a fourni les notes des dossiers autrefois ; et aujourd’hui il s’incline. Que s’est-il donc passé ? (Ibid. F° 260)
Il ne prie pas. A quoi songe-t-il ? Tout le bouleversement de la scène qu’il vient de voir. (Ibid. F° 264)
Est-ce qu’un lupus peut être d’origine nerveuse ? – Et traiter cette question des plaies apparentes, très sérieusement – (Ibid. F° 273)
Pourquoi un catholique ne croirait-il pas aux miracles ? L’histoire religieuse (Lasserre 31). (Ibid. F° 274)
Puis, [en interligne : M.V. 29, 128, 230], des malades guéris (?) dans la salle d’attente. (Ibid. F° 279)
On dit celui-ci phtisique : oui mais pourquoi, comment ? Et les maux cachés, compliqués où tous les maux se mêlent ? Puis le remède qu’on n’ose pas dans le courant, l’immersion dans l’eau glacée par exemple ; très dangereux, mais qui sait ?
ça peut sauver, si ça ne tue pas. – (Ibid. F°s 284-285)
Dès [sept biffé] dix heures, Pierre inquiet [en interligne : après les processions aux flambeaux] d’avoir vu Marie si anéantie et désespérée, revient à l’hôpital, après que M. de Guersaint est rentré se coucher (?) (Ibid. F° 296)
Une salle au deuxième [état biffé] étage, je crois.
(…) Les 15 lits (?) le long des murs, les matelas qu’on a ajoutés entre eux. (Ibid. F°s 296-297)
Elle veut rentrer à l’hôpital à [deux biffé] dix heures, à cause [de d’un petit biffé] de sa fatigue (?).(Ibid. F° 313)
Celle-ci [Mme Chaise] [en interligne : va mieux, a imploré la Vierge] se plaint d’avoir été bousculée par Gustave [en interligne : il va mieux] (?) – (Ibid. F° 314)
Tout le plateau de la Merlasse, tel que je l’ai vu : boutiques avec les enseignes (?) buvettes sous les tentes, etc. – (Ibid. F° 332)
Elle est arrivée sans un sou (?). Elle n’a trouvé que l’abri, et elle vit là, dans un coin, sur un banc. (Ibid. F° 353)
Sur Pierre, prie-t-il ? (Ibid. F° 368)
Pourquoi n’a-t-il pas prié [en interligne : l’idée de sa messe] tout à l’heure ? – Est-ce le baron qui l’en a empêché. (…) Pourquoi ? Analyse. (Ibid. F° 368)
Et ce qu’elle murmure : « Je l’ai vue, je l’ai priée pour vous et elle m’a souri, elle a fait un petit signe de la tête. Puis, elle m’a dit que c’est demain à quatre heures que je serai guérie, quand le Saint-Sacrement passera ». A-t-elle dormi ? a-t-elle fait un rêve. (Ibid. F° 371)
Ne peut-on pas dire qu’elle sait qu’elle guérira à quatre heures. L’auto-suggestion. La voix le lui a promis. Ne se serait-elle pas endormie à la Grotte ? (Ibid. F° 378)
Toujours très délicat, très envolé, très mystique. En conversation le plus possible ? (Ibid. F° 386)
Enfin, Sophie Couteau joue dans un coin (à quoi ?) (Ibid. F° 400)
Un [pr biffé] prêtre (?) est dans la chaire (la décrire), et les phrases qu’il clame. (Ibid. F° 416)
Les cloches (G. Barbet). Où mettrai-je le morceau des cloches ? Ici, si je ne l’ai déjà mis. (Ibid. F° 431)
Qui est en chaire ? Rappeler les cris sans les répéter, je crois. Le père Fourcade, le père Massias. (Ibid. F° 433)
Une description de la Grotte, braisillante dans le jour (?) (…) Il faut aussi que je me serve de Pierre. Que pense-t-il ? Quel est sont état d’âme ? (Ibid. F° 443)
Ce sont les Vigneron [en interligne : le Commandeur (?) (M.V. 198-201)] qui lisent les inscriptions des ex-voto. (Ibid. F° 457)
Le docteur Chassaigne se sera agenouillé, car il a connu (?) Peyramale, on on [sic] lui en a parlé. (Ibid. F° 476)
Pierre s’arrête, achète un gros bouquet, des cierges. ([Il biffé] M. de Guersaint a 20 fr. ( La question d’argent avec Pierre, où en est-elle ?) (Ibid. F° 492)
Je pose ici le type du cocher, qui me servira plus loin. Un cocher à béret,
croyant, mais débauché (?)(Ibid. F°s 493-494)
Expliquer tout de suite pourquoi Marie et son père ne sont pas avec lui : [et biffé] ils se sont rendus une dernière fois à la grotte, où Marie brûlait de remercier encore la Sainte Vierge ; et lui a réglé à l’hôtel (?)(Ibid. F° 512)
Elle guérie, lui qui va mourir : « Ah ! vous êtes guérie comme les autres, Et vous croyez que vous êtes plus heureuse. Vous regretterez de n’être pas partie (le regrette-t-elle lorsqu’elle sait que Pierre n’est pas converti ?) – S’en aller, ah ! quelle joie, et toutes les misères de vivre.[»] – (Ibid. F° 519)
Quelle philosophie absurde ! Fallait-il donc qu’elle souffrît. Pour la sauver. Mais alors Dieu ne sauve donc pas les autres ? Où est le but, l’intérêt de cette souffrance individuelle, dans le grand tout ? – (Ibid. F° 576)
Elle gémissait, puis se le reprochait. (…) Pourquoi, mon Dieu ! quel blasphème et quelle cruauté inutile ! Cela est révoltant ! Pourquoi ne pas souhaiter la santé et le bonheur ? (Ibid. F° 577)
Les trois secrets confiés à elle par la Vierge. Personne ne les a-t-il jamais sus ? Un confesseur.– (…) On la chargeait naïvement de commissions pour le ciel « N’ayez aucune crainte, je ferai vos commissions ». Et s’il n’y avait rien au ciel, pas de ciel ? (Ibid. F° 577)
Le démon a voulu se jeter sur moi, mais tout a disparu. Le démon dans cette vie innocente, pourquoi ? Elle n’avait
pas péché. (Ibid. F°s 578-579)
Création d’un nouveau peuple. [en interligne : Amener les ouvriers à Lourdes 22 Ensemble sur Lourdes.] Mais n’y fallait-il pas le souffle d’un autre Messie ? (Ibid. F° 588)
Si elle [Bernadette] avait été une volontaire, une ambitieuse, une dominatrice, que ce serait-il passé ? (Ibid. F° 592)

(Pourquoi, d’autre part, être un homme, puisque Marie n’est pas femme). Et l’idée qu’elle pourrait guérir, que produit-elle en lui ? (MS NAF 1456, Lourdes, Fo 26 – Notes sur Marie de Guersaint)
Elle sait qu’il [Pierre] ne croit plus, elle seule au monde. Comment cela ? Créer un fait. (Ibid., Fo 27 – Notes sur Marie de Guersaint)
« Buvez, vous guérirez. – Oui, si je buvais, je guérirais (?), mais je ne veux pas boire.[»] (Ibid., Fo 114 – Notes sur le Commandeur)
L’idée de Dieu est l’idée de l’infini (parole de pasteur). Boissarie dit que cette parole est la réfutation du matérialisme. Pourquoi ? (Ibid., Fo 145 – Notes sur Boissarie)
L’imagination ne peut reconstituer les organes – Pourquoi pas ? (Ibid., Fo 161 – Notes sur les Miracles)
La jeune fille ne fut pas guérie, mais quitta Lourdes plus confiante en l’avenir (?) (Ibid., Fo 163 – Notes sur les Miracles)
Prenez ces esquisses, les premières notes, comme
une première impression. Ensuite, on peut étudier, et des cas ont été étudiés (?) (273). (Ibid., Fos 164-165 – Notes sur les Miracles)
Et là retrouver, suivre, étudier et peindre ce duel incessant entre la science et le besoin de surnaturel :
(…) des guérisons enregistrées de bonne foi (?) par milliers (…).(Ibid., Fos 208-209 – Notes sur Un roman sur Lourdes)
Et plus tard suivre Bernadette : on l’a fait disparaître, pourquoi ? Elle est morte religieuse, dans un couvent de Nevers. De quoi ?) – (Ibid., Fo 211 – Notes sur Un roman sur Lourdes)
Bernadette épuisée, fatiguée, tombe malade. (…) Pourquoi la V. ne la guérit-elle pas ? (Ibid., Fo 225 – Notes sur H. Lasserre)
Comment, sur la parole d’un enfant, (…) tout ce mouvement immense ? Superstition ? Oui, si l’on entend par là le besoin d’illusion de l’humanité souffrante. (Ibid., Fo 228 – Notes sur H. Lasserre)
Ne savait ni lire ni écrire [Bernadette]. Rien
que le patois pyrénéen. Pas même le catéchisme (?) (Ibid., Fos 231-232 – Notes sur H. Lasserre)
La transfiguration de l’enfant pendant
l’apparition. Caractères scientifiques de la vision (?) – (Ibid., Fos 234-235 – Notes sur H. Lasserre)
La source [en interligne : la source, un jeudi 25 février] d’abord bourbeuse, pourquoi pas tout de suite limpide ? (Ibid., Fo 241 – Notes sur H. Lasserre)
Elle [Bernadette] s’est cloîtrée pour obéir à une vocation (?) et aussi pour fuir les foules. (Ibid., Fo 259 – Notes sur H. Lasserre)
Pourquoi la guérison des autres, et pas la sienne ? Pour la sauver [Bernadette] ? Mais alors, Dieu ne sauve donc pas les autres. – Où est le but, où est l’intérêt, de toutes ces manifestations individuelles, dans le grand tout ? (Ibid., Fo 261 – Notes sur H. Lasserre)
Après une neuvaine, elle marche (n’y aurait-il pas là l’effet résultant des cautérisations ?) (Ibid., Fo 273– Notes sur Mlle de Fontenay)

Travail (1901)

La vérité, qui est le but de la science et qui prépare la justice. Fonde la patrie (?) La justice, qui réunit l’humanité, la rassemble, la ramène à la famille unique (?) (MS NAF 10333, Travail, Ebauche, f° 348/1)
Enfin arriver à constituer la cité par le travail (?) (Ibid., f° 350/3)
Vient-il dans le bourg par hasard, ou pour travailler ? (Ibid., f°s 357/10-358/11)
Mais Luc a-t-il déjà lu Fourier, ou le lit-il seulement par hasard chez le vieux professeur ? (Ibid., f° 359/12)
Pendant la deuxième partie, l’organisation du travail, c’est la lutte, mais quelle lutte ? (Ibid., f° 360/13)
Je le ruine naturellement, quand l’usine sombre, et alors qu’est-ce que j’en fais ? (Ibid., f° 365/18)
L’ouvrier violent (…) qu’il faudra conquérir et apaiser (?) (Ibid., f° 377/30)
Mais quelle est sa psychologie là-dedans ? (Ibid., 383/36)
Une visite à la verrerie ? (Ibid., f° 392/45)
Le succès s’indique, on croit l’ouvrier mort, Luc épousera l’ouvrière (?) (Ibid., f° 395/48)
Les idées de Jordan pour l’application de l’électricité aux Hauts Fourneaux (?) (Ibid., 399/52)
Alors, Luc qui prospère peut racheter (?) les Hauts Fourneaux (Ibid., f° 401/54)
J’aurai la révolution violente (?) un moment (Ibid., F°403)
Pourquoi y vient-il à vingt-cinq ans, et qu’y fait-il ? (Ibid., F°408)
Luc crée des fours à puddler perfectionnés ( ?) (Ibid,.F°421)
Ils n’auront qu’à tourner des boutons (?) (Ibid., F°426)

b)- ébauche de fragment de style indirect-libre, ou direct, des personnages

Le Ventre de Paris (1873)

Un employé, gros, (…) distribue les bulletins : «  Eh ! là-bas, avançons… Combien avez-vous de mètres ? Cinq ?… » (Le Ventre de Paris, Notes documentaires, Ms.Naf. 10.338, f°166)

La Conquête de Plassans (1874)

Comment fera-t-il pour les approcher (NAF MS 10.280 La Conquête de Plassans, Plan IV F° 6)
J’ai marché sur mes genoux, je vous ai aimé, j’ai tout fait… Faujas : Misérable femme (NAF MS 10.280 La Conquête de Plassans, Plan XXIII F˚ 13)

Nana (1880)

« Est-ce que tu la connais ? On dit qu’elle est mieux que Rose Mignon Non. » (NAF Ms. 10313, Nana. F°6- Plan)
Où Zoé a-t-elle pu tous les placer ? (Ibid. F°17)
- De qui est l’enfant ? dit-il (Ibid. F°29 verso)
Qu’est-ce que tu ferais si ta femme te trompait ? (Ibid. F°69-70)
Je n’irai pas au ciel. Est-ce que tu y crois ? (Ibid. F°74)
Est-ce que c’est elle? » (Ibid. F°90)
« Eh bien! et ce rôle ? »
« Eh bien, et ce rôle, te plaît-il ? » (Ibid. F°91)
Les deux sorts. Quel sera le sien ? (Ibid. F°105)
Vous n’êtes point fâché ? (…)Fâchée, pourquoi ? dit-elle en riant plus haut (…)(Ibid. F°118 verso)
- Qu’est-ce que c’est ? dit-elle. (…) Dis donc, mon chéri, tu crois que c’est la même ? (Ibid. F°119 verso)
« Eh bien ? peut-il demander ensuite. » (Ibid. F°127)
« Est-ce que tu y crois ? Je n’irai pas - » (Ibid. F°131)
Assez, n’est-ce pas ?… (Ibid. F°138 verso)
Philippe demandait à Nana : Veux-tu que je t’épouse ? (Ibid. F°140)
Est-ce qu’elle est méchante ? (Ibid. F°144)
Alors, tu sors de l’église ? (Ibid. F°144 verso)
Où donc ? (Ibid. F°154)
Fauchery arrive, eh bien ? (Ibid. F°155)
les questions sur les diamants. Sont-ils vrais ? (Ibid. F°156).

mais qu’est-ce que ça fait ? (NAF Ms. 10313, Nana. F°192-Personnages).

toi, l’empaillé, est-ce que tu dors ?
N’est-ce pas Léon que tu as de beaux yeux ? (NAF Ms. 10313, Nana. F°242-Notes)
Pas vrai Léon ? (Ibid. F°243/2).

La Terre (1887)

Le partage a lieu, et il refuse sa part, parce que son frère beau père a le champ convoité. On lui dit qu’est-ce que ça vous fait ? (MS NAF 10.328 La Terre. f° 414/15- Ebauche) Dis donc Jésus-Christ ta fille est encore à roucouler là bas avec un tel. Nom de Dieu ! ou donc ? Là bas, au bois Lurin (Ibid., f° 448/49) « Quoi ! nous avons fait tout ce que nous devions faire, et la terre nous tient prisonnier, elle ne rend pas ce que nous pouvions espérer – Les capitaux vont à l’industrie. Nous périclitons – Alors, à quoi bon ? » (MS NAF 10329 La Terre F° 71 – Personnages, Alexandre Hourdequin)
Hourdequin devant les petits cultivateurs. Comment il juge leur routine. « Que voulez vous ? ils s’entêtent, ils ignorent ; […] ; ils ne traitent pas le sol comme il le demande ; […], ne le fument pas rationnellement, etc. – Seulement, il faut avouer qu’ils ne peuvent guère employer les mêmes moyens que nous, pour leurs petites parcelles : les mécaniques, etc. » (Ibid., F° 72)
« Puisque les filles de la Vierge continuent à se faire engrosser, pourquoi irait-il à une procession avec ces ventres qui l’exaspèrent ? (Ibid., F° 100-101 – Personnages, L’abbé Godard)

Le Rêve (1888)

Elle est frappée au cœur. Pourquoi ne lui a-t-il pas dit qu’il était fiancé ? (MS NAF 10323, Le Rêve, Ebauche, f° 236/20)
D’abord tentative d’interrogatoire. Comment s’appelle ton père. N’est ce pas un tel ? d’où es-tu ? (NAF MS 10323 Le Rêve, 2ème Plan détaillé du Chapitre I, f° 4-)
Qui est-elle ? de quel inconnu vient-elle ? (Ibid., 2ème plan détaillé du chapitre II, f° 18)
Ce qu’elle s’imagine : alors le monde ? (Ibid., f° 42)
Mais tu es pauvre toi ! – Eh bien ? (Ibid., f° 43)
je voudrais de l’enfance, de la gaieté dans les deux épisodes (tape-t-elle son linge ?) (Ibid., plan détaillé du chapitre V, f° 73)
Pourquoi la suit-il ? Pourquoi donne-t-il tant qu’elle n’ose plus donner et arrive partout trop tard (Ibid., plan détaillé du chapitre V, f° 76)
Le sait-on ? A voir (Ibid., plan détaillé du chapitre V, f° 78)
Donc combat, inquiétude, mais tout cela délicieux- Aime-t-elle ? (…) (Tout le chapitre avec ce trouble, cette question qui revient : qu’a-t-elle donc ?) (Ibid., deuxième plan détaillé du chapitre VI, f° 79)
Elle très remuée se pose sa question : l’aime-t-elle ? (Ibid., deuxième plan détaillé du chapitre VI, f° 81)
Lui se tourne sourit. Quel est-il ? laisser encore un doute (Ibid., deuxième plan détaillé du chapitre VIII, f° 106)
Dès lors son émotion : est-ce bien lui, ne s’est-elle pas trompée ? (Ibid., premier plan du chapitre VIII, f° 112)
Si elle veut, tout se fera. Mais le veut-elle ? (Ibid., plan du chapitre IX, f° 123)
Mon Dieu, pourquoi m’avez-vous abandonnée ? (Ibid., deuxième plan détaillé du chapitre XI, f° 146)
Pourquoi ce malentendu, pourquoi ne vient-il
pas ? A trouver (Ibid., premier plan du chapitre XI, f°s 154-155)

Elle était résignée. Pourquoi est-il venu ? (Ibid., deuxième plan détaillé du chapitre XII, f° 163)

Lourdes (1894)

Et la mystique d’à présent, le néo-catholicisme, même celui de Léon XIII, qui aurait demandé « Est-ce qu’il y a des guérisons à Lourdes » et qui, sur un réponse affirmative, aurait ajouté : « Eh bien ? qu’on tâche de les constater le plus scientifiquement possible. [»] (NAF MS 1455 Lourdes, Deuxième ébauche, F° 50)
Que faudrait-il faire ? il n’en sait rien, il cherche. Jeter la soutane, s’en aller ailleurs, se marier, avoir des enfants et bêcher la terre. (Ibid. F° 74)
On lui demande son nom, son histoire : il répond simplement : Oh ! que je souffre ! Quelle est sa maladie ? – (Ibid. F° 128)
On ne sait pas même sa maladie. Pas une phtisie, quoi ? (Ibid. F° 139)
Reprise de l’idylle, mais douloureuse, avec Marie [en interligne : déjà ruinée], immobilisée déjà : elle ne sera jamais femme, pourquoi serait-il homme ? – (Ibid. F° 157)
Et l’interrogatoire de Pierre part de là. Vous n’êtes pas de Poitiers, mon enfant ? Non, monsieur l’abbé, je suis de Vivonne, à six kil. de Poitiers. (Ibid. F° 184)
Est-elle une voyante ? Plus tard il conclura qu’elle n’était qu’une malade, une malheureuse que sa vision a retranchée du monde des vivants. (Ibid. F° 213)
Pourtant à la fin, il se méfie du miracle possible. Si l’eau le guérissait pourtant et le faisait vivre ? (Ibid. F° 239)
Il ne sait pas ce qu’il a fait, s’il a loué les deux chambres, et son premier mouvement est d’aller à lui. Puis, une hésitation : à quoi bon troubler sa prière ? (Ibid. F° 257)
Le savant qui au bout de la route, attendri par l’ap., doute de tout. Que savons-nous ? mon cher enfant. Tout est possible. (Ibid. F° 260)
C’est Chassaigne qui le ramène à la Grotte, en lui disant qu’il faut croire, que le miracle existe. Pourquoi n’existerait-il pas ? (Ibid. F° 267)
Il n’y a pas d’exemple qu’une sœur se soit contaminée. Alors, quoi ? Un miracle, ou bien la science de l’antisepsie était-elle une plaisanterie. Chassaigne en rit. – (Ibid. F° 273)
Le docteur Chassaigne attendait Pierre à la porte du bureau des constatations. (…) Et un petit diagnostic : « Allez-vous me montrer un miracle ? – Le miracle ne se fait pas sur commande. Dieu intervient quand il veut.– [»] (Ibid. F° 279)
Il n’y a pas d’exemple d’une religieuse contaminée. Alors quoi ? Un miracle. Chassaigne en rit fortement. (Ibid. F° 283)
Chassaigne : « Voyons, si celle-la guérissait serait-ce un miracle ? [»] Et Pierre pense au diagnostic de Beauclair. (Ibid. F° 286)
Elle avait dit le matin, un samedi, jour de la Sainte Vierge [en interligne : cette journée finie sur laquelle on comptait tant] : « Est-ce aujourd’hui qu’elle me guérira ? » – (Ibid. F° 299)
Il déblatère contre la Grotte. Mais vous avez un monde fou, où [en biffé] en mettriez-vous encore ? Oui, monsieur, pendant le
pèlerinage national, nous avons trop de travail, nous aurions des casernes que nous les emplirions. Mais ensuite ça se calme. (Ibid. F°s 314-315)
Faire que cette mort d’une innocente l’ébranle encore : le choix, pourquoi celle-ci et pas celle-là ? Moi je gracierais tout le monde. (Ibid. F° 374)
Elle le dit à Mme de Jonquière. – Quel jour sommes-nous [autref biffé] aujourd’hui ? – Lundi ! – Ah ! c’est vrai. Eh bien ! c’est aujourd’hui que je serai guérie. (Ibid. F° 401)
Les choses extraordinaires qu’on entend, et si tranquillement dites. Une guérie, une autre guérie. Comment, une phtisique ? Mais oui, monsieur ! (Ibid. F° 434)
Si elle est guérie, va-t-il croire ? Un dernier effort chez lui, pour reconquérir la foi – Le drame est là. (Ibid. F° 435)
Enfin, elle se soulève : « Je suis guérie (?) [»] – (Ibid. F° 438)
Les choses extraordinaires qu’il entend, et si tranquillement dites. Une guérie, une autre guérie. Une phtisique ? Mais oui, monsieur. (Ibid. F° 444)
M. Vigneron faisant devant Gustave le rêve d’aller à la campagne manger l’héritage de Mme Chaise, quand il aura sa retraite – Et moi ? – Toi ! tu seras avec nous. – Oh ! moi – (Ibid. F° 490)
Il se rappelle aussi le mot du cocher de tout à l’heure. (…) La Vierge apparaît, la voyante est persécutée, l’idée prend, monte, à son apogée, puis décline. (…) En sera-t-il de même pour Lourdes ? (Ibid. F° 496)
Enfin, ils [arrivent biffé] reviennent chez Majesté. (Après Marie, tu iras à l’Hôpital, pendant que nous déjeunerons (?) [)] (Ibid. F° 498)
Pourtant, ici, il se méfie du miracle possible. Si l’eau le guérissait pourtant et le faisait vivre ?– (Ibid. F° 530)
[dans la marge : à Poitiers : un mot [à la fin biffé] de Ferrand à Pierre, quand la Grivotte plus mal. Mais elle mangeait si fort. Que s’est-il passé ? – Nous ne savons rien. (…)](Ibid. F° 532)
Cela donne raison à Chassaigne. Que sait-on ? Tout n’est-il pas possible, et le tranquille Bonamy – (Ibid. F° 539)
Ne vaudrait-il pas mieux, quitte à la faire souffrir, l’opérer [l’humanité] brutalement, lui ouvrir les yeux, [ne pas biffé] fermer les Grottes, préparer des générations fortes pour demain ? Voilà donc son scrupule, son doute, ce qui le fait souffrir. (…)
Donc il reste en suspens, sur cette idée que l’humanité a un besoin d’au-delà indéniable, et que ce serait peut-être la tuer que de vouloir lui enlever ce besoin. Quel est-il ? d’où vient-il ? Pourquoi veut-on de [la vérité biffé] l’égalité et de la justice ? Grave problème. (Ibid. F° 555-556)
Pierre songe à cette singulière distribution des grâces. (…) Si moi ou vous avions la toute-puissance, est-ce que nous ne les guéririons pas tous, ces misérables , dont la vue est si poignante ? (Ibid. F° 558)
Elle disait : « Pourquoi chercher à me voir, qu’ai-je de plus que les autres ? [»](Ibid. F° 570)
Mais son effroi d’être divine. Aussi sa réponse. [«] Voulez-vous nous suivre ? Non, mais comme je le voudrais si j’étais petit oiseau » ! (Ibid. F° 574)
Mais son inquiétude sur cette religion de la souffrance humaine, du rachat par la souffrance. (…) N’est-ce pas dangereux et ladre de laisser vivre la superstition ? (…)
Voilà son scrupule, son doute, ce qui le [cro biffé] rend anxieux. (Ibid. F° 582-583)
Puis, le scrupule qui saisit Pierre. Le besoin de l’au-delà. (…) Quel est-il ? d’où vient-il. Pourquoi veut-on de l’égalité et
de la justice ? Il se trouble et il hésite. – (Ibid. F° 585-586)

L’aimerait-il [Marie] ? se tromperait-il, n’y aurait-il en lui que l’étoffe d’un mari ? (MS NAF 1456, Lourdes, Deuxième ébauche, Fo 7 – Notes sur Pierre Froment)
La crise effroyable, l’effondrement, que va-t-il devenir ? (…) Jeter la soutane ? mais il a vu des prêtres défroqués, et son dégoût. Il connaît un prêtre marié, son dégoût. Pourquoi ? (…)
Pourquoi ne serait-il pas prêtre ? (Ibid., Fos 10-11 – Notes sur Pierre Froment)
Elle reste donc sur le quai, au moment du départ du train blanc. « Vous ne venez pas ? – Oh ! non, mon mari m’emmène à Luchon. » (Ibid., Fo 62 – Notes sur Madame Maze)
Est-ce que le miracle n’est pas continuel. Pour les croyants, à quoi bon constater ? Ils n’ont qu’à s’incliner et à croire. Pour les incroyants, à quoi bon encore ? on ne les convaincra jamais. (Ibid., Fo 69 – Notes sur Raboin)
Les
furieuses parades que Lazare pourrait adresser au Christ : « Pourquoi m’as-tu ressuscité ? (…) » (Ibid., Fos 108-109 – Notes sur le Commandeur)
On le dit un
peu toqué, et sa manie (…) de se fâcher : pourquoi ne meurent-ils [les malades] pas tranquillement dans leur lit. Est-ce que ce ne serait pas le plus raisonnable ? (Ibid., Fos 100-111 – Notes sur le Commandeur)
A l’arrivée, il parle à Frère Isidore, ou plutôt à Sabathier. Pourquoi veut-il être guéri, celui-là ? (Ibid., Fo 113 – Notes sur le Commandeur)
Un seul [médecin] parle de la visiter, mais on refuse violemment : pudeur. Pourquoi la visiter ? c’est la dévirginiser : le spéculum dépucelle. (Ibid., Fo 117 – Notes sur la maladie de Marie de Guersaint)
Catalepsie, extase maladive ? Non, puisque usage des sens et mouvements sou- \\mis à l’action de la volonté [Bernadette]. (Ibid., Fos 132-133 – Notes sur le Dr Dozous)
Que s’est-il passé ? Le lupus est-il de source nerveuse. Ce malade-ci n’était pas hystérique, aucune affection nerveuse. Le docteur ne comprend pas (…). (Ibid., Fo 187 – Notes sur le Départ de Paris)
Deux larmes qui roulent. « Que faut-il faire ? – Prier pour le pécheurs.[»] (Ibid., Fo 237 – Notes sur H. Lasserre)
« J’ai à vous dire pour vous seule et concernant vous seule une chose secrète. Me promettez-vous de ne jamais la répéter à personne en ce monde ?– (…) [»] Et elle [la Vierge] disparaît. (Ibid., Fo 238 – Notes sur H. Lasserre)
« Pourriez-vous faire le portrait de la Sainte Vierge ? La revoyez-vous assez nettement – Quelquefois, mais pas toujours ! [»] (Ibid., Fo 262 – Notes sur H. Lasserre)
Voulez-vous nous suivre ? – Non. Mais comme je le voudrais, si j’étais petit oiseau (323). (Ibid., Fo 263 – Notes sur H. Lasserre)


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