Essai de nouvelle page



B)- Deux points

Ils ouvrent un fragment déjà programmé comme une parole, déjà ébauché en style direct, ou indirect-libre (un discours d’un personnage), un fragment qui prendra place souvent dans une « scène » , un dialogue, une rencontre dramatique ou importante dans le destin des personnages. Ou ils ouvrent simplement pour l’écrivain une explication, ou un développement,ou une liste.

Le Ventre de Paris (1873)

Resserres de la volaille : lapins, canards, poulets (Le Ventre de Paris, Notes documentaires, Ms.Naf. 10.338, f°118)
Resserres de la poissonnerie : viviers pour les poissons de Seine avec de l’eau courante (Ibid., f° 119)
Les pavillons sont numérotés : n° 3 (la Boucherie) ; n°9 (la Marée) ; n°11 (La Vallée) (Ibid., f° 120)
Les prix sont ceux-ci : Etaux de boucherie 3 fr par jour (Ibid., f° 120)
Les anciens cris : Au gros cayeux (les moules) ; à la barque (les huîtres) ;à la coque (les œufs) ;à la violette (les éperlans). (Ibid., f° 130)
Le bas de la rue, le court morceau au-delà de la rue du Pont-Neuf : commissionnaires. (Ibid., f° 136)
Rue du Pont-Neuf, grande, large, avec tout le luxe moderne : Bazar du Pont-Neuf […] (Ibid., f° 137)
Rue des Halles, large, moderne : marchands de vin, commissionnaire en fruit.(Ibid., f° 137)
Rue de la Lingerie, large, une partie moderne : Fromages, beurre, œufs.(Ibid., f° 138)
deux friteurs :un au coin de la rue Pierre Lescot et de la rue (…) (Ibid., f° 141)
Rue Rambuteau, la partie en face des Halles : salaisons, barils […] (Ibid., f° 142)
Rue Montorgueil : salaisons, liquoristes, épiceries (Ibid., f° 143)
Rue Sauval : noire, déserte, intéressante Rue des deux écus, également (Ibid., f° 143)
La quatrième chapelle à gauche en entrant par la petite porte s’appelle : la chapelle de Sainte-Agnès (Ibid., f° 145)
D’un côté les bijoux d’argent : les montres […] ; puis sur la glace les tabatières (…) et surtout les dés étagés. De l’autre côté les bijoux d’or : les chaines (…) puis (…) enfin des bijoux, chaines, bracelets, etc. (Ibid., f° 163)
Un employé, gros, (…) distribue les bulletins : «  Eh ! là-bas, avançons… Combien avez-vous de mètres ? Cinq ?… » (Ibid., f°166)
Des conversations s’établissent : « Vends-tu pour cent sous […) ça fera neuf francs… » (Ibid., f° 169)
Le public : toujours des femmes en marmotte et des hommes en blouse bleue.(Ibid., f° 179)
La viande arrive donc par les camions dans des paniers :veaux entiers, moutons entiers (…), quartiers, etc. (Ibid., f° 181)
A la triperie :tête et pied de veau très blancs.(Ibid., f° 182)
Toujours à l’étalage : thon mariné en boîte (Ibid., f° 194)
Le soubassement : marbre rouge. L’enseigne : sur une glace noire (Ibid., f° 195)
Chaque médaille est ainsi : dans une couronne de laurier, le nom puis : primé à l’exposition de… En exergue : Ministre du commerce (Ibid., f° 195)
Saint-Arnaud : « Tout individu pris construisant ou défendant une barricade sera fusillé. » (Ibid., f° 201)
Juges d’instr. : Vous faites partie d’une société secrète, qu’avez-vous fait le 2, 3, 4 décembre » (Ibid., f° 202)
Dossiers de la préfecture consultés : trois classes : individus pris les armes à la main, individus moins coupables, individus dangereux (Ibid., f° 202)
On tue les pigeons de la façon suivante : la femme prend le pigeon sous les ailes, […] (Ibid, f°313)

La Conquête de Plassans (1874)

Macquart (…) Puis ce serait un type terrible : « Toute la famille viendra là » dit-il (MS NAF 10280, La Conquête de Plassans, Ebauche, F°27)

Le Rêve (1888)

Je verrais assez volontiers le sujet en trois : l’enfance, la jeune fille et le jeune homme (…) Puis le jeune homme disparaît (…) Puis le jeune homme revient (MS NAF 10323, Le Rêve, Ebauche, f° 220/4)
La vie telle qu’elle n’est pas, telle qu’on la rêve : tous bons, tous honnêtes, tous heureux. Une vie idéale (…) Les éléments du problème à résoudre restent d’ailleurs toujours les mêmes : pureté, psychologie, au delà. (Ibid., Ebauche, f° 227/11)
ce qu’il y a de plus haut : l’évêque apparaît dans la pompe épiscopale (…) le rêve le plus haut pour la jeune fille : épouser Jésus (Ibid., Ebauche, f° 232/16)
Je l’ai dit instruction très rudimentaire, très simple : rien au delà de la vie des saints (Ibid., Ebauche, f° 242/26)
un chapitre (…) qui ira jusqu’à l’aveu : je vous aime (Ibid., Ebauche, f° 259/42)
lui faire dire : je l’aime, sans trembler (Ibid., Ebauche, f° 260/43)
Elle dit toute la situation : l’orgueil nobiliaire de l’évêque, la rigidité ; puis la fortune immense ; enfin Félicien fiancé, marié presque (Ibid., Ebauche, f° 264/47)
Hubertine lui parle du respect, du devoir, et elle dit : c’est bien, c’est fini, c’est un rêve (Ibid., Ebauche, f° 265/48)
je voudrais arriver à ceci : Félicien a tout
tout [sic] à son père (Ibid., Ebauche, f°s 266/49-267/50)
Elle se jette à ses pieds : Mon père, et tout ce que l’amour peut dire (Ibid., Ebauche, f° 268/51)
Je voulais une lutte psychologique, et c’est ici qu’il faudrait la mettre : la jeunesse, la santé, l’amour d’un côté, et de l’autre le devoir, le respect. (Ibid., Ebauche, f° 271/54)
Tout est prêt, l’enlèvement indiqué : à telle heure, demain, à tel endroit (Ibid., Ebauche, f° 274/67)
Il s’agenouille, demande un miracle à Dieu, dit à la mourante : Ma fille, si Dieu le veut, je le veux. Et le miracle sera fait (Ibid., Ebauche, f° 297/80)

Ce qu’elle s’imagine : alors le monde ? (MS NAF 10323, Le Rêve, deuxième plan détaillé du chapitre II, f° 42)
L’idée de la richesse : mais tu es pauvre ! (Ibid., premier plan du chapitre III, f° 47)
Ce jour-là ils
ne causent pas, il n’y a qu’un : Merci Monsieur (Plan détaillé du chapitre V, F°s 73-74)
Et là le : je vous aime de Félicien à l’oreille (Ibid., chapitre V, f° 76)
Elle très remuée se pose sa question : l’aime-t-elle ? (Ibid., deuxième plan détaillé du chapitre VI, f° 81)
Angélique effarée par le : je vous aime (Ibid., deuxième plan détaillé du chapitre VI, f° 82)
elle lui dirait presque comme dans les cantiques : Mon Jésus, je vous attendais (Ibid., premier plan du chapitre VII, f° 101)
Et tous les deux : je t’aime toujours (Ibid., deuxième plan détaillé du chapitre XII, f° 160)
Et bien dire que si elle triomphe de ses instincts, de son hérédité, c’est au milieu, à l’éducation qu’elle le doit : peu à peu le devoir et le respect qui se sont amassés en elle à son insu (Ibid., premier plan du chapitre XII, f° 167)
Mais la résignation : il faut que cela soit (Ibid., premier plan du chapitre XIII, f° 177)
Le seul mot du marquis est : Je le veux, si Dieu veut (Ibid., premier plan du chapitre XIII, f° 179)
Elle sent bien que ce n’est qu’un répit : la blessure est toujours au fond, elle en mourra (Ibid., deuxième plan détaillé du chapitre XIV, f° 182)
Angélique sent bien que ce n’est qu’un répit : la blessure est toujours au fond, elle en mourra (…) Ne pas le dire, le laisser soupçonner : sa mort aura lieu en plein bonheur (Ibid., premier plan du chapitre XIV, f° 191)
Indiquer peut-être qu’elle espérait la nuit de noce : elle va au somptueux hôtel qu’on a préparé : le décrire brièvement (Ibid., premier plan du chapitre XIV, f° 192)

Les preuses (…) neuf femmes guerrières de l’antiquité : Tammaris, Deifemme, Lampredo, Hippolyte, Sémiramis, Tancqua, Déisille et Ménélippe (MS NAF 10324, Le Rêve, Notes sur le château de Hautecoeur, f° 374)

Lourdes (1894)

L’idée de la noblesse humaine mise dans le renoncement, la pureté, la virginité : combat contre la nature, la fécondité, la vie. (NAF MS 1455 Lourdes, Deuxième ébauche, F°5)
Je mettrai cette dame dans une situation où elle devrait vingt fois succomber : mari laid et brutal, entourage cher et imbécile, pas d’enfants peut-être ou enfants ingrats. (Ibid. F°6)
Mais ne pas oublier que je ne veux pas l’Italie poncive, la Rome cossue : je veux une Rome actuelle (…).(Ibid. F°8)
Le socialisme chrétien, même l’anarchisme : détruire la société actuelle pour lui substituer une société primitive et évangélique. (Ibid. F°9)
La religion basée sur le surnaturel ; et la science démolit le surnaturel : là est la grosse difficulté. (Ibid. F°12)
Il s’est heurté au rejet du surnaturel par la science et au besoin de justice qui grandit chez les peuples : c’est même cela qu’il faudra reporter dans « Rome » ; pour montrer comment échoue la tentative de mon prêtre. Il y a d’autres raisons qui la font échouer : étudier cela, pourquoi le catholicisme, le christianisme ne peuvent assez se renouveler pour être la religion du nouveau peuple – (Ibid. F°13)
J’aurais voulu une lutte héroïque, terrible, sanglante : tout un choc de deux mondes. (Ibid. F°14)
La cité future de félicité montrée : ainsi toute la partie où le prêtre cache son frère, où ce dernier l’initie, doit être [ext biffé] comme une brusque ouverture sur un Paradou social. (Ibid. F°17)
Et surtout cette réponse au prêtre qui a toujours cru une religion nécessaire : la science ne suffisant pas, satisfaire notre besoin d’au-delà, comment le désaltérer. Puis, satisfaire les revendications : la charité étant impuissante, comment règnera la justice. (Ibid. F°21)
L’évolution n’est pas toujours pondérée et lente : il y a eu des cataclysmes terrestres, des milliards d’existences sacrifiées. Voir cela. (Ibid. F°22)
On me disait à Lourdes : « Ah ! si vous ameniez les ouvriers ! » – (Ibid. F°25)
Toute la société reposait sur l’espoir en une vie future : à quoi bon se plaindre de l’injustice, pourquoi ne pas tout accepter (…).(Ibid. F°26)
« Chanter l’hymne à l’aurore. » C’est ce que je voudrais que fût le troisième volume de ma série : Paris. – (…) Dans Rome, je pourrais montrer l’écroulement du vieux catholicisme (…) : bilan du siècle, la science discutée, mise en doute, et réaction spiritualiste : mais échec sans doute. – (Ibid. F°28)
La ville pauvre, bouleversée, enrichie : tout se transformant, s’agrandissant ; le rocher creusé, le Gave
détourné ; la Basilique et la crypte d’abord, l’église du Rosaire et les rampes ensuite. (Ibid. F°s33-34)
L’évêque Laurence qui ne croit pas, mais qui finit par céder : Mon Dieu ! pourquoi résister au triomphe de la religion. (Ibid. F°38)
Cela avec les malades : la douleur physique avec eux, dans les cas les plus effroyables et la douleur morale, avec les parents, le monde qui les entoure, une mère surtout et sa petite fille. (Ibid. F°39)
Ce que je disais au docteur Boissarie : « Si, moi, j’avais une source, où je guérirais les plaies apparentes, en les y plongeant, je voudrais bouleverser le monde. (…) » – (Ibid. F°46)
Mais, alors, se pose la question : quel est ce médecin ? et il faudrait une enquête sur lui, tout document historique a besoin d’être contrôlé. (Ibid. F°47)
Et (…) Léon XIII, qui aurait demandé « Est-ce qu’il y a des guérisons à Lourdes » et qui, sur une réponse affirmative, aurait ajouté : « Eh bien ? qu’on tâche de les constater le plus scientifiquement possible. [»](Ibid. F°50)
Cela m’amène à ce vœu évident des zélateurs de Lourdes qui voudraient y amener tout le peuple. Ce qui le prouve, (…) c’est ce qu’on
me disait : « Ah ! comme vous faites bien de voir ici de la consolation et de l’espoir, comme vous feriez une bonne œuvre en amenant ici les ouvriers. » (Ibid. F°s50-51)
Il veut un idéal plus humain, du bonheur sur cette terre, le partage des richesses, il a un besoin immense de justice : de là le socialisme actuel, les collectivistes, etc. (…).(Ibid. F°52)
Et je ne crois pas que j’aurais besogne [sic] de roman, d’intrigues diverses : simplement des malades avec l’histoire de leurs maladies (…).(Ibid. F°55)
Cela sera d’autant meilleur, que cette partie inventée ne détonnera pas avec la partie historique : Lourdes autrefois et Lourdes aujourd’hui (…).(Ibid. F°56)
Mais, pour arriver à cela, il y aura une grande difficulté à vaincre, qu’il faudra résoudre tout de suite pour le plan : comment revenir en arrière,
comment raconter tout Bernadette (et aussi le Lourdes ancien, Peyramale et les Pères), si mon roman se passe de nos jours ? (Ibid. F°s57-58)
Le théâtre, pour les anciens mystères, était coupé en trois parties : le Paradis, la Terre et l’enfer. (Ibid. F°60)
J’ai eu une brusque idée : faire deux volumes, l’un qui s’appellerait Lourdes, l’autre Rome. (Ibid. F°60)
Pour Bernadette, ce qui est très intéressant à étudier, c’est les roses qu’elle a vues sur les pieds de la Vierge : les a-t-elle inventées, [des biffé] quelque image ou quelque conte les lui a-t-elle suggérées.– D’autre part les mots : « Je suis l’Immaculée conception » sont très singuliers dans la bouche de cette enfant. (Ibid. F°62)
Et il faudrait que je puisse interroger (…) le baron de Massy, je crois, qui était alors à Tarbes préfet, et qui est vivant, m’a-t-on dit : un [cr biffé] catholique, m’a-t-on dit, mais qui n’a jamais cru à la Vierges de Lourdes, parce qu’il avait
sans doute de bonnes raisons pour ça. (Ibid. F°s65-66)
Alors, reprise du récit : Bernadette partant pour Nevers, les luttes du curé Peyramale. (Ibid. F°70)
Dans la quatrième partie, je mettrai [l’éclat biffé] d’autres détails : la nuit passée au Rosaire, les messes enfin des détails ; et [je f biffé] j’arriverai à l’éclat de la procession de quatre heures, la montée à la basilique et le triomphe
total de la grotte. (Ibid. F°s70-71)
Le nouveau Lourdes surtout, opposé à l’ancien que j’aurais mis
dans la 1ère partie : une Bernadette ne pourrait plus pousser là. (Ibid. F°s 71-72)
Le père est mort à la peine, la misère est venue, arranger les choses pour que la famille soit [très biffé] dans la gêne : toutes les douleurs. Peut-être vaudrait-il mieux [n’avoir biffé] avoir un père veuf, dont je ferai un type : heureux de voir les Pyrénées. Deux filles : l’infirme qui ne peut rien faire (corps dévasté, mais tête adorable) et une autre fille, institutrice, laide, l’aînée, qui se tue
pour faire vivre son père et sa sœur. (…) Je les fais de la province, mais ils sont venus dans un faubourg de Paris, ou bien même dans un endroit comme Clichy ou Levallois Perret : le vicaire est là, la sœur institutrice peut descendre dans Paris, avec le tramway. – (Ibid. F°s 75-76)
Puis, l’idée que la jeune malade pourrait être guérie le bouleverse : Oui, elle le peut, [et com biffé] maladie [nerveuse biffé] de cause nerveuse, la faire frapper dans son sexe, mais avec la plus grande discrétion, pour que tout le monde puisse lire mon livre. (Ibid. F°s (Ibid. F°77)
La scène entre les deux hommes, qui sortent ensemble de chez la malade : « Monsieur l’abbé, il faut la mener à Lourdes – Sursaut. – Y croyez-vous docteur. [–] Mais j’ai eu des malades guéris dans ces conditions. Seulement préparez la, qu’elle croie avec ardeur. [»] (Ibid. F°78)
Et même je peux faire que la malade l’a deviné, et qu’à un moment, elle lui dit : « J’ai prié pour vous. – Pour moi ! – Oui, je sais que
vous souffrez, et que vous en avez besoin. – [»](Ibid. F°s82-83)
Plus tard, il reste avec sa mère veuve, qui le pousse à la prêtrise (la raison de cela). Et lui-même une pente à cela : élevé très catholiquement depuis qu’il a perdu son père (…) \\. (Ibid. F°s84-85)
Une petite fortune qui le rend indépendant : même assez riche. (Ibid. F°85)
Toutes les combinaisons sont possibles, surtout si je marie ce frère, ou si je lui donne une maîtresse : l’introduction de femmes entre eux. (Ibid. F°85)
Elle n’est plus femme : on prétend qu’elle n’a jamais été réglée (?). (…) Leur ancien roman, dont elle lui parle avec des sourires tristes : elle ne sera jamais une femme, lui va être un prêtre, c’est leur mort au monde à tous deux. (Ibid. F°87)
Cette crise doit l’amener au doute absolu des dogmes : il ne croit plus et il est prêtre. (Ibid. F°88)
Lui-même, dès que sa mère est en terre, tombe
malade, reste là languissant dans la petite maison : très longue convalescence. (Ibid. F°s88-89)
Ce pourrait même être sur une de ces offres, qu’il regrette de ne pas croire, pour accepter et se rendre utile : dès lors, l’effort pour croire à Lourdes. (Ibid. F°93)
Des doubles des procès verbaux administratifs : rapports de justice, interrogatoires de Bernadette, annotations du médecin, enquêtes de toutes sortes. (Ibid. F°97)
La mère 50 ans, la fille 23 ; et quand la fille viendra annoncer que c’est fait, la mère dira : « J’avais demandé le succès à la Vierge ». (Ibid. F°101)
Comme malade, j’ai, en dehors de mon héroïne centrale : La petite fille avec sa mère. (Ibid. F°105)
J’ai aussi mon agrégé de l’Université, ou quelque chose de semblable, pour mettre là un intellectuel. (…) En venant : « Cette fois-ci, je serai guéri ». Et quand il s’en retourne, le
premier abattement, puis la foi revient : « Ce sera pour l’année prochaine ». (Ibid. F°s106-107)
Il assiste ainsi qu’elle à l’agonie de la femme au cancer : mêlés à cela. (Ibid. F°115)
Comme on achève de chanter « l’Ave maris stella », (…) Marie de Guersaint se soulève un peu et aperçoit les fortifications : « Les fortifications ! ah ! nous voilà hors de Paris, nous sommes partis ». (…) Elle en devient sérieuse, attristée, et s’allonge – Pierre sans doute a dit : « En voilà pour jusqu’à demain matin 3h40. » (Ibid. F°122)
Et pauvreté, pour expliquer qu’elle est hospitalisée : on peut renvoyer ce détail [en interligne : sa carte au cou] à plus tard, au moment de l’explication de l’organisation des pèlerinages – (Ibid. F°123)
Pierre a les insignes (…) de brancardier. M. de Guersaint, la croix du pèlerinage [en interligne : Insigne : éb. 104]. (Ibid. F°123)
Mme de Jonquière, très dévouée, un peu molle : pourquoi sa fille est restée avec Mme Volmar et Mme Désagneaux dans un wagon de première : plus prudent, ne pas
la mêler aux malades. (…) Elle a quatre malades (la pancarte au-dehors) : Elise Rouquet, Mme Vêtu, la Grivotte et Marie. (Ibid. F°s 123-124)
Elle le croit phtisique : « Il est beaucoup plus avancé que moi ». Mais elle se trompe. (Ibid. F°127)
On dit : « C’est une bonne. » et c’est tout. (Ibid. F°128)
On lui demande son nom, son histoire : il répond simplement : Oh ! que je souffre ! Quelle est sa maladie ? – Je ne donnerai que plus loin les détails de ce qu’il a dans sa poche : [un scapulaire biffé], un chapelet
et trois sous [en interligne : un couteau]. (Ibid. F°s128-129)
Enfin, on est à Amboise (9.12). Et l’on chante le cantique, l’obsession : Ave, Ave, Ave, Maria. (Ibid. F°129)
Ce wagon, où l’on fait tout : on y mange, on y boit, on y dort, on y chante. (…) Pierre réfléchit : tous ces abandonnés de la science, ces misérables qui vont à la chimère [en interligne : à la consolation], à Lourdes. (…) Mais pourtant ne pas le montrer encore incroyant, mais seulement débordé de charité et de tristesse : On arrive à Saint-Pierre-des-Corps, (10h20) – (Ibid. F°s129-130)
Je les pose tous les trois : portraits physiques, conversation donnant les détails suffisants pour voir qui ils sont. (Ibid. F°132)
J’ai envie de mettre dans le même compartiment : aux pieds de Marie, Mme Maze, discrète et effacée (douleur morale) et en face d’elle Mme Vincent et sa fille Rose (douleur maternelle). (…) Mme [Vincent biffé] Maze, très discrète, ne dit pas sa douleur morale, mais faire deviner qu’elle ne va pas à Lourdes pour une blessure du corps : « Ah ! j’aimerais mieux avoir une plaie au flanc ». (Ibid. F°133)
Poser en conversation l’histoire de la Grivotte. Elle parle du Frère Isidore : celui-là est plus avancé qu’elle, et elle donne des détails sur la phtisie. (Ibid. F°134)
Ceux qui sont hospitalisés et ceux qui ont pris simplement un
billet. (…) Dire ceux qui le sont : Sabathier qui l’a voulu par humilité et foi ; frère Isidore ; la Grivotte ; madame Vêtu ; Elise Rouquet ; et Marie. – (Ibid. F°s136-137)
Quand on veut le faire causer, il ouvre seulement les paupières et dit d’un souffle : « Ah ! je souffre. » (Ibid. F°138)
Donc, bien quatre malades : Marie, la Grivotte, Elise Rouquet et Mme Vêtu – (Ibid. F°141)
Le mettre, je crois
un peu en queue, au milieu, entre le fourgon et le dernier : il sera là secoué, ce qui aggravera les souffrances. (Ibid. F°s142-143)
Puis la consolation avec Pierre ensuite : « Menez-la à Lourdes, elle peut y guérir, et la guérison aura lieu dans telles et telles circonstances. (…) [»](Ibid. F°s 153-154)
C’est là surtout mon vif désir : que la douleur aille en montant jusqu’au IV, de façon à ce que [le biffé] Sophie Couteau apporte le rayon de soleil de son miracle, et que les miracles éclatent comme une immense espérance dans ce wagon surchauffé, charriant de la souffrance. (Ibid. F°155)
Première enfance de Pierre dans la petite maison de Neuilly, poser le vieux chimiste son père, sa dévote de mère et son frère à part : aussi loin que ses souvenirs remontent. (Ibid. F°156)
Reprise de l’idylle, mais douloureuse, avec Marie [en interligne : déjà ruinée], immobilisée déjà : elle ne sera jamais femme, pourquoi serait-il homme ? – (Ibid. F°157)
Le père paie son voyage, avec billet diminué. Pierre
paie le sien. Mais Marie ne paie rien : les trois places qu’il faut pour sa gouttière. (Ibid. F°s158-159)
C’est là qu’il se passionne pour Bernadette. Répéter cela au V : contrecoup. (…) Son voyage là-bas, devant lequel il recule, est déterminé un peu par l’envie de savoir. Pourquoi il hésitait d’abord : peur de gâter en
lui Bernadette. (Ibid. F°s160-161)
Toutes les autres sont descendues et régler ce qu’elles font : Mme Maze à l’écart, se promenant – Mme Vêtu assise sur un banc de la gare, agonisant – Mme Vincent promenant sa petite Rose,– Elise Rouquet, enveloppée, et allant à la fontaine (plus tard, ce qu’elle y fera). (…) Et tous empressés : un déballage momentané d’hôpital. – (Ibid. F°166)
C’est alors que Raymonde [en interligne : la poser] vient chercher sa mère qui lui avait donné rendez-vous au buffet : « Retourne, [déjeun biffé] commencez sans moi. Envois que je ne puis pas quitter. Je vous rejoins ». (Ibid. F°168)
Le compartiment de première, la pancarte : M. l’abbé Judaine, réservé. (Ibid. F°171)
Ferrand ne pouvant s’expliquer sur la maladie de l’homme : tout est pris, il est
perdu, ce sera de la chance si on le mène jusqu’à Lourdes. (Ibid. F°s173-174)
Elles peuvent venir voir l’homme et s’intéresser tout de suite à lui : à Mme de la Jonquière et sa fille, par Mme Volmar (…) : portrait physique, on cause de l’hôpital où elle paraîtra à peine. (…)
Mme Désagneaux est déjà à Lourdes, où elle s’est rendue en sleeping-car : elle viendra chercher ces dames au I de la deuxième partie. – (Ibid. F°s176-177)
S’il y a un lien entre madame Volmar et lui, soit par la confession, soit d’une autre manière, il faudra le dire là : il saurait qu’elle va rejoindre un amant. (Ibid. F°179)
Mme Désagneaux désespère de n’avoir pas de malades dans son compartiment : elle s’ennuie. (Ibid. F°180)
Ne faire que poser cela, et sœur Hyacinthe reprend : Le Magnificat, mes enfants. (Ibid. F°183)
Pendant ce temps, Pierre regarde Sophie Couteau (…). Une miraculée, une enfant l’air modeste et pur : ça l’intéresse. (…) Elle était là, puis elle est ressortie pour embrasser M. le curé de Sainte-Radegonde qui partait : elle le connaît depuis
son miracle. (…) Et alors ses parents, son père et sa mère, ce qu’ils font, ce qu’elle fait, maintenant plus rien : elle est miraculée. (Ibid. F°s183-184)
Voici l’ordre des trois personnages à peu près valides qui content chacun son miracle : M. Sabathier, Mme Maze, Mme Vincent (celle-ci, maladie d’enfants[)]. (…) Et ensuite le tour des gens qui se raniment : Mme
Vêtu, la Grivotte, frère Isidore. – (Ibid. F°s185-186)
La passion croît parmi les malades (…) : dire quel a été son malaise d’abord. (Ibid. F°186)
La Vierge aimée, honorée, si pure, étoile du matin, refuge du pécheur, consolation des affligés (toutes
les litanies.[)] (…) Celle qui apparaît toujours aux petites bergères : l’intermédiaire entre le ciel et la terre. (Ibid. F°s186-187)
Mettre tout de suite sans doute ma com- \\paraison : l’humanité est une malade qui a besoin d’illusion. (Ibid. F°s187-188)
Si les père réussissent, c’est qu’ils sont des marchands de surnaturel, et que la foule est avide de cette marchandise : le besoin immense de consolation, d’espoir, d’illusion, de mensonge, renaissant toujours [en interligne : quand même] avec la douleur et la mort. (…) Donc bien expliquer la force de Lourdes qui est là : si tout ce train lamentable roule, (…) c’est le besoin d’illusion, l’espoir de guérison qui les poussent. (Ibid. F°189)
Et finir par l’homme lui-même (…) : il va mourir bientôt, mais il [aura espéré biffé] a rêvé sa guérison une dernière fois, il aura eu une illusion, une espérance encore. – (Ibid. F°190)
Il faut même que l’homme en soit remué : il est à demi mort, et il ouvre une dernière fois les paupières, un sourire, le seul qu’on lui ait vu, illumine un instant sa face. (Ibid. F°194)
Tout le morceau sur la Vierge, à propos des miracles. (…)
Celle qui apparaît toujours aux petits bergers : l’intermédiaire entre la terre et le ciel. (Ibid. F°s199-200)
Les roses d’or : dans quel conte de chevalerie (…) ou ailleurs ? sur quelle image ? (…) Toutes les apparitions antérieures, toutes procèdent de la même façon : [des be biffé] l’enfantillage [et de biffé] et la naïveté des moyens. (Ibid. F°207)
Puis Bartrès surtout : toute la vie de Bernadette, gardant les agneaux, à l’église où l’on lit, à la veillée chez sa mère nourrice, la maison, le jardin, le village, le vallon, l’église. (Ibid. F°214)
Et avec elle les pisteuses (…) : [«] Vous mangerez encore, mais vous ne trouverez pas un coin pour coucher » (Ibid. F°227)
A ce propos, les cadeaux qu’on a apportés à la Vierge, lampe en argent, bannières, bouquets : on voit passer un bouquet. (Ibid. F°228)
Ceux qui peuvent marcher s’en vont : Mme
Maze, [M. biffé] Elise Rouquet. Sophie Couteau avec la religieuse. (Ibid. F°s234-235)
Mme Vincent, avec Rose dans ses bras, s’en va à pied pour aller tout de suite à la Grotte ; et une pisteuse qui s’acharne à [sic] elle : Vous mangerez encore, mais vous ne coucherez pas. (Ibid. F°235)
L’entassement, les logeurs disant : Vous [ne biffé] mangerez, mais vous ne coucherez pas ce soir. Tout est plein (éb. 15). (Ibid. F°240)
Tous les détails, la façon dont on procède pour les malades : les pancartes, les lits, les numéros d’ordre, etc. – (Ibid. F°244)
Puis les malades, en gros : [Vi biffé] les Vigneron, les Dieulafay (…).(Ibid. F°247)
Alors état d’âme de Pierre (…) devant la Grotte où le Rosaire est commencé : cette prière n’est plus interrompue, ni jour ni nuit, sous le soleil, sous la pluie, debout à genoux, les bras en croix, le front touchant la poussière, les lèvres baisant la terre. – (Ibid. F°248)
Puis je répète qu’avec Marie, en haut, au premier, dans la salle Sainte-Claire, je pose toute la salle : d’abord elle qu’on couche un instant sur un lit : il est quatre heures et demie, on n’ira à la Grotte qu’à huit heures. (…) Et après Marie, voici les malades qu’on installe dans la salle (une description sommaire, que je reprendrai au V : des matelas ajoutés par tous). (Ibid. F°250)
Puis, une hésitation : à quoi bon troubler sa prière ? (Ibid. F°257)
Et là l’état d’âme de Pierre : il était désireux de croire, il avait pu croire qu’il croyait (…), et brusquement le malaise que lui a causé l’idolâtrie de la Grotte. (Ibid. F°258)
Il n’est qu’un type, [le sa biffé] l’intellectuel, le savant qui retourne à la croyance, par faiblesse humaine, sous l’empire de certaines circonstances : lassitude, atavisme, perte d’êtres chers. Il (…) a surtout besoin de croire [en interligne : le besoin de justice : sa fille si bonne, si vivante, si jeune, n’avait pas vécu, doit revivre ailleurs (en conversation) –] qu’il retrouvera ailleurs les êtres chers qu’il a perdus. (Ibid. F°260)
Puis ceux qu’on va baigner : Gustave Vigneron (…), Sabathier, et enfin le frère Isidore (celui-ci on le rhabille, quand Pierre entre). (…) Description de l’eau [en interligne : glacée] : la saleté, l’eau pas changée, autrefois (…). (Ibid. F°s262-263)
Question de Marie sur son père : « Je l’ai laissé endormi ». (Ibid. F°264)
Et celui-ci, stupéfait de ce changement : lui qui croyait autrefois, et Chassaigne, [qui biffé] jadis incrédule, croyant [aut biffé] maintenant, lorsque lui-même ne croit plus. – (…) Bien poser l’état d’âme de Pierre : il est arrivé avec le désir de croire, [le besoi biffé] l’idée qu’il va croire. (Ibid. F°266)
Et Pierre ébranlé : un homme si savant, autrefois d’une tête si solide. (Ibid. F°267)
Foule énorme. (…)
Je ne fais donc qu’en donner la sensation : les malades, les gens derrière eux, ceux qui se lavent et qui boivent. (Ibid. F°s267-268)
Le docteur Chassaigne : s’il finit par croire c’est qu’il voit que la science ne guérit pas, et c’est qu’une douleur personnelle l’a jeté dans le besoin du mensonge, du surnaturel. (Ibid. F°272)
Puis, les sources mêmes de la maladie : qu’est-ce qui appartient aux nerfs. (…) On dit [sur biffé] celui-ci phtisique : oui, mais pourquoi, comment. (…) Puis, les remèdes qu’on n’ose pas dans le courant, l’immersion dans l’eau glacée par exemple : très dangereux, mais
salutaire peut-être : ça tue ou ça guérie. (…) Jamais de contagion : les malades tous trempés dans un bouillon de microbes. (…) Des lupus guéris. Comme dit le docteur Astier : « Ça m’embête ». (…) Enfin examen de ce qui se passe à Lourdes : auto-suggestion, ébranlement préparé, entraînement, exaltation croissante, et surtout le souffle guérisseur,
la force inconnue et non étudiée, qui se dégage sûrement de la foule. (Ibid. F°s272-273-274)
Ce que je disais au docteur Boissarie : Si moi j’avais une source et [q biffé] si je guérissais les plaies apparentes, je voudrais bouleverser le monde. (Ibid. F°274)
Mais Pierre : on ne doit arguer de cela en faveur du mystère, on doit espérer qu’un jour les faits inexpliqués s’expliqueront. Très ferme dans cet espoir : l’inconnu n’est que l’inexpliqué, le rôle de la science est [de tou biffé] d’aller à l’explication de tout, l’espoir de l’homme doit être que tout sera expliqué. (Ibid. F°275)
Mais peu de maladies contagieuses à Lourdes : ni le lupus, ni les abcès, ni la scrofule, ni le cancer, ni la phtisie ([dan biffé] par le bain) – Sont contagieux : choléra, typhus, [gale biffé] variole, rougeole, scarlatine, gale qu’on ne soigne pas à Lourdes. – (Ibid. F°278)
Et un petit diagnostic : « Allez-vous me montrer un miracle ? – Le miracle ne se fait pas sur commande. Dieu intervient quand il veut.– [»] (Ibid. F°279)
Mais surtout la composition de la réunion : de jeunes prêtres tenant des registres, d’autres apportant les dossiers. (…) Très mielleux [Bonamy] , très charmant : prendre au personnage, le poser, tout à fait. (Ibid. F°280)
Les [procès verbal biffé] certificats de médecins que les malades apportent : chacun son dossier. (Ibid. F°280)
Le monsieur [en interligne : il propose la salle des plaies apparentes] dit : Si, moi, j’avais une source et si je guérissais les plaies apparentes, je voudrais bouleverser le monde. (Ensemble sur Lourdes, 17 et suivantes) – (…) Enfin la Grivotte (…) criant : [«] Je suis guérie ! je suis guérie ! » (…) Tous les autres personnages sont revenus : Bonamy, Dargelès, Raboin, le journaliste de Paris, etc. (Ibid. F°282)
Pas de maladie contagieuse à Lourdes : ni le lupus, ni les abcès, ni la scrofule, ni le cancer, ni même la phtisie (par le bain). Sont contagieux : choléra, typhus, variole, rougeole, scarlatine, gale, qu’on ne soigne pas à Lourdes. (…) Jamais de contagion : les malades dans le bouillon de microbes. (Ibid. F°283)
Puis les sources mêmes de la maladie : qu’est-ce qui appartient aux nerfs. (…) On dit celui-ci phtisique : oui mais pourquoi, comment ? (…)
Enfin examen de ce qui se passe à Lourdes : auto-suggestion, ébranlement préparé, entraînement, exaltation croissante, et surtout le souffle guérisseur, la force inconnue et non étudiée, qui se dégage sûrement de la foule. – Comment on peut dès lors se tromper à Lourdes : les certificats pas mensongers [en interligne : difficulté du diagnostic], mais mal établis (…). (Ibid. F°s284-285)
Très ferme dans cet espoir : l’inconnu n’est que l’inexpliqué, le rôle de la science est d’aller à l’explication de tout, l’espoir de l’homme doit être que tout sera expliqué. (Ibid. F°286)
Chassaigne : « Voyons, si celle-la guérissait serait-ce un miracle ? [»](Ibid. F°286)
Il aurait pu crier : [Mêle biffé] Mêlez-vous donc de vos affaires. C’était si bon d’être mort, et voilà qu’on le faisait revivre. (Ibid. F°288)
Et je prends les épisodes que j’ai vus : un défilé quelconque de malades, puis la petite Sophie Couteau qui répète son récit tel qu’elle l’a déjà dit dans le wagon. (Ibid. F°290)
Enfin l’épisode de la Grivotte, la matelassière, phtisique, et criant : « Je suis guérie, je suis guérie ! » Toute la scène telle que je l’ai vue. Elle sort, en criant : « Je suis guérie ! je suis guérie ! » (Ibid. F°291)
Si cela avait réussi, est-ce que le ressuscité n’aurait pas pu lui dire : De quoi vous êtes-vous mêlé. (Ibid. F°293)
[M biffé] Les plaies apparentes : Elise Rouquet. (Ibid. F°293)
Et j’en arrive à la Grivotte toujours disant qu’elle est guérie : elle a mangé comme un ogre, elle a suivi la procession aux flambeaux sans fatigue. (Ibid. F°299)
Elle avait dit le matin, un samedi, jour de la Sainte Vierge (…) : « Est-ce aujourd’hui qu’elle me guérira ? » – (…) Puis ses reproches : Si je ne suis pas guérie, c’est que vous ne m’avez pas roulée. Vous n’avez pas prié assez, mon père n’était pas là. (Ibid. F°299)
Mme Désagneaux se prodiguant, elle aussi : là, son mot – Mais faites-vous religieuse. – Je ne puis pas, je suis mariée ! – Quant à Mme Volmar, elle a disparu : nuit de passion, à l’hôtel. (Ibid. F°304)
Et la femme au cancer, Mme Vêtu, presque à l’agonie, heureuse de cette guérison, l’abnégation des malades : la Sainte Vierge a eu raison de la guérir, celle-là qui est pauvre. (Ibid. F°305)
La salle et ce qui s’y passe : la communion, la révolte de Marie, [l’abn biffé] la joie de la Grivotte et l’abnégation de Mme Vêtu, aussi bien que les figures des hospitalières, ne sont là que comme cadre. (Ibid. F°307)
Poser aussi, du côté de Pierre, les Vigneron : deux chambres, une pour Mme Chaise, l’autre pour le père et la mère Vigneron et le petit Gustave. (Ibid. F°311)
Alors M. de Guersaint interroge la bonne : est-ce qu’il est marié ce monsieur. (…) La bonne dit qu’il ne peut y avoir personne : une seule chambre, avec une sorte de grand placard, de garde-robe. (Ibid. F°312)
Et comme il [Pierre] est
au courant, il comprend tout : la femme dans le placard, les [tro biffé] provisions sans doute apportées, les trois jours de passion ainsi passés dans cette chambre close. (Ibid. F°s312-313)
M. de Guersaint et Pierre sortent, entendent des voix chez les Vigneron : les poser encore s’il le faut. Et rencontrent le monsieur avec un petit paquet : les provisions qu’il monte. (Ibid. F°313)
Et le facteur (…) apportant une lettre pour Mme Maze. Pierre donne l’adresse : aux sœurs bleues. Et [ar biffé] amertume : Ah ! Monsieur l’abbé, elles nous font bien du tort. Il déblatère contre la Grotte. (…)
Et les sœurs bleues nous enlèvent nos meilleures clientes : les dames [en interligne : tranquilles] qui viennent et qui [souvent biffé] quelquefois restent longtemps. (Ibid. F°s314-315)
Et l’épisode des Vigneron et de Mme Chaise qui [se biffé] viennent s’asseoir à la table voisine [en interligne : à Pierre : Oh ! ça va mieux, on pourra le baigner tantôt.]. (…) Et les parents forçant le petit à faire des excuses : Voyons ! Sois gentil, tu as été vilain pour ta tante (…). (…) Et pourtant finir par une joie : le courrier distribué à toute la salle, la lettre qui apprend à Vigneron que son chef est mort, il va sans doute passer chef de sous-chef. (Ibid. F°316)
Et les Vigneron sont aussi entassés là dans deux chambres (…) : ils sont à côté de la chambre de Pierre, à un retour d’angle. (Ibid. F°322)
Alors, en récit, toute l’analyse de Mme Volmar. Je ne veux pas mettre M. de Guersaint dans la confidence : il est trop léger. (Ibid. F°324)
Mme Majesté : « Bernadette, tenez ! C’était Appoline, mais en beaucoup moins bien, en laid et en pauvre. » (Ibid. F°328)
Les logeuses disant : Vous mangerez, mais vous ne trouverez pas à coucher ce soir (éb. 15). (Ibid. F°328)
Tout le plateau de la Merlasse, tel que je l’ai vu : boutiques avec les enseignes (?), buvettes sous les tentes, etc. – (Ibid. F°332)
Et sur la place du Marcadal, décrite : Cazaban, coiffeur. (Ibid. F°334)
Pierre s’est plongé dans un journal : il porte la croix rouge, lisérée d’orange, des brancardiers. – (Ibid. F°335)
Il faudrait détruire toute cette [va biffé] superstition et il [Cazaban] résume ce que les deux hommes viennent de voir : la simonie, la mangeaille, les femmes des cierges et des bouquets : l’immoralité en un mot [en interligne : (M.V. 98)] qui s’est déclarée de- \\puis que la Grotte est ouverte. (Ibid. F°s335-336)
C’est même ainsi que je finirai l’épisode : Mme Désagneaux reconnaîtra dans deux [calèbre biffé] calèches une belle société de Paris. (Ibid. F°344)
Lire la brochure sur l’Hospitalité de N.–D. du S. – Il y a deux conseils par jour : les deux conseils du Pèlerinage National. (Ibid. F°350)
Marie dit : « Je ne dors pas la nuit, je ne serai pas plus mal dehors, même mieux [en interligne : dehors] ». (Ibid. F°351)
Mais M. de Guersaint a une idée fixe : [«] Je disais à Marie, c’est de là-haut, du Calvaire, qu’on doit bien voir. » (Ibid. F°353)
Et je puis créer des épisodes, faire passer des personnages : [sur biffé] la Grivotte (dansant, exaltée, avec son cierge), Elise Rouquet, Sophie Couteau, les Vigneron, Mme Maze, chacun avec son trait caractéristique. – (Ibid. F°354)
Et Marie parlant de Blanche : « [Se biffé] Comme elle serait heureuse de voir [en interligne : tout] cela ! » (Ibid. F°356)
On donnera la communion le matin : à la Grotte, pour finir le chapitre IV. (Ibid. F°358)
Et alors le monde qui se trouve là : pas mal de personnes, dont le nombre diminuera peu à peu. (…) Et finir par Marie installée, que Pierre enveloppe dans le châle prêté : fraîcheur. (Ibid. F°366)
Le baron Suire, directeur de l’Hospitalité de N.–D. du Salut, est dans la grotte. Son personnage : un simple et un bavard. (…)
Il [a biffé] fait visiter la Grotte [en interligne : (M.V. 107)] à Pierre : tout l’intérieur décrit, les cierges, les ustensiles, la roche que l’on baise, les lettres qu’on jette [en interligne : M.V. 79], l’argent, etc. Prendre cela à mes notes. La source qui coule derrière la grille, qu’on entend : l’idée de l’empoisonner. (…) Il dit qu’il y vient l’hiver : les cierges chauffent la roche, il y fait toujours tiède : des oiseaux, des pinsons y [r biffé] entrent. (Ibid. F°s366-367)
Puis pour finir, il tombe sur madame Vincent : Rose s’est réveillée et se plaint. (Ibid. F°369)
Et ce qu’elle murmure : « Je l’ai vue, je l’ai priée pour vous et elle m’a souri, elle a fait un petit signe de la tête. Puis, elle m’a dit que c’est demain à quatre heures que je serai guérie, quand le Saint-Sacrement passera ». (Ibid. F°371)
Faire que cette mort d’une innocente l’ébranle encore : le choix, pourquoi celle-ci et pas celle-là ? (Ibid. F°374)
Marie demande la foi pour Pierre. Elle [sait biffé] seule au monde sait qu’il ne croit pas : un fait. (Ibid. F°380)
Marie à Pierre : J’ai prié pour vous. – (…) Très pur et très grand. (Ibid. F°380)
Il ne sait où il est, lorsque Chassaigne [en interligne : du pays] l’aborde. (…) La douleur qui l’a foudroyé : cela me sert à établir cela de nouveau. – (Ibid. F°383)
Le portrait qu’il [Chassaignje] en fait, sa véracité, sa dignité : là peut-être la discussion [en interligne : revenir à Bartrès] scientifique sur l’enfantine, l’hystérique ir- \\régulière, qui n’a pas la volonté [en interligne : même milieu] de sortir de son hallucination. (Ibid. F°s385-386)
Surtout un morceau pour bien montrer qu’elle [Bernadette] ne pouvait pas devenir une sainte militante, une conductrice de peuples : tout son tempérament s’y opposait, toute sa nature (…). (Ibid. F°386)
Et il faudrait quatre cent mille fr. pour terminer l’église : donc, un million – (Ibid. F°398)
Donc sœur Hyacinthe amène Ferrand au chevet de Mme Vêtu. Rien à faire : c’est une question d’heures, de minutes peut-être. Il ne peut que la stupéfier : des pilules d’opium sans doute. (…) Et comme Mme Vêtu paraît s’assoupir, il reste là pourtant, avec sœur Hyacinthe qui la veille, pendant que Mme de Jonquière et Mme Désagneaux vont s’occuper dans le fond à un travail : elles rendent du linge. (Ibid. F°404)
Elise a continué à se lotionner, et elle sort du bureau des constatations : on lui a dit vous êtes guérie. (Ibid. F°405)
Le corps restera à Lourdes : c’est elle qui le demande, pour éviter les frais. (…) Son dernier mot, répété deux fois : Elle ne m’a pas guérie ! – (Ibid. F°407)
Le corps restera à Lourdes : c’est ce qu’elle demande, pour éviter les frais. (Ibid. F°414)
Premier épisode. Celui de M. Sabathier et de madame Sabathier. (…)
Pas d’exaltation, lui : possédant encore sa tête et s’intéressant parfois aux choses extérieures. (Ibid. F°s417-418)
Les quatre Vigneron : le père, la mère, le fils, la tante. (…)
Puis les Dieulafay, dont M. Vigneron parle. Ils sont à côté : le mari, madame Jousseur, la femme qui a un si grand regret de la vie. (Ibid. F°s418-419)
Enfin, l’épisode de frère Isidore. (…) On a pu amener le frère, bien que sa mort soit imminente : sa joie, son extase. (…) Il est mort, et ses yeux sont restés ouverts, fixés sur la Vierge : il la regarde toujours. (Ibid. F°420)
Un mot [en interligne : garder cela pour la fin]: « Regarde donc, quelle foi ! La Sainte Vierge va le guérir, celui-là, car il prie trop bien et il a l’air trop content. » (Ibid. F°421)
Je puis faire se lever madame Maze pour aller [embra biffé] baiser le roc, ainsi que les Vigneron : madame Chaise est remise. Et l’excitation qui monte, et alors le mot que Vigneron entend dans la foule sur frère Isidore : « Oh ! vois donc celui-ci, quelle foi ! La Sainte Vierge va l’exaucer, car il prie trop bien, il est inondé de joie.–[»] (Ibid. F°422)
Pour remplir le chapitre, j’ai surtout deux épisodes : [celui biffé] ceux de M. Sabathier et du frère Isidore. (Ibid. F°424)
Un mot : [Il est de biffé] « Regarde donc, quelle foi, celui-là est guéri, car il a l’air trop content ». (Ibid. F°425)
L’allumage de tout ce monde, le prêtre dans la chaire, les litanies : ne faire que poser et développer au chapitre [pr biffé] suivant. (Ibid. F°428)
L’histoire de la dame qui a voulu qu’on constatât son mal, certaine d’être guérie ; et qui revient guérie en effet : désespoir du docteur Bonamy. – (Ibid. F°429)
Les mots qui peuvent être dits dans la foule à la vue de la jeune fille. Sympathie et tendresse : elle va à la guérison. (Ibid. F°432)
Pierre songe alors à l’entraînement : l’excitation [de la biffé] par la foule, la suggestion de tout ce peuple. (Ibid. F°433)
Et les histoires saugrenues et béatement avalées [en interligne : le capucin puissant : revoir les notes] – (Ibid. F°434)
Chassaigne lui a dit : Si elle [elle biffé] était guérie que diriez vous. (Ibid. F°435)
Il peut l’espérer, mais (…) la foi sera ruinée ; car il faut que je garde la situation tendue jusqu’à ce qu’il tombe de lassitude dans la [Grotte biffé] Crypte, au milieu de l’hosanna universel : les pierres, les
ex-voto, la Basilique elle-même, tout chantant et rayonnant dans le soleil couchant. (Ibid. F°s435-436)
Puis, les malades exposaient à voix haute leurs supplications : Seigneur Jésus, si vous voulez vous pouvez nous guérir ! (…) Cela me donne une progression : d’abord cela ; puis, toutes les voix, et le Saint-Sacrement qui manque d’être emporté. – (Ibid. F°437)
Enfin, elle se soulève : « Je suis guérie (?) [»] – (…) Revenir sur l’absence où son visage était, la pâleur, les yeux vides et perdus : le visage se colore, les yeux voient et brillent, elle est tout à la Grotte. (Ibid. F°438)
Et lorsque Marie dit : « Je suis guérie » lui peut dire : « Je suis perdu. » Il ne pourra plus jamais croire. La foi ruinée en lui. Mais garder cela pour l’autre chapitre : autrement, je ne saurais plus que faire de Pierre. (Ibid. F°440)
Le dernier effort qu’il va faire vers la foi ; et, pour corser le chapitre, il faut que je donne tout entier l’écroulement en lui, lorsque Marie poussera son cri : « Je suis guérie ». (…)
Donc, dès maintenant, lui donner le souvenir de ce que le célèbre médecin lui a dit ; et ce qu’il retrouve là : l’excitation par la foule, la suggestion de tout ce peuple. (Ibid. F°s443-444)
Le cri : « Guérissez nos malades » se brisant dans des sanglots. (Ibid. F°446)
Et c’est alors que Marie, dans ce piétinement, dans cette poussée qui l’écrase, au moment où le Saint-Sacrement passe, se lève en criant : « Je suis guérie.[»] (Ibid. F°447)
Puis les malades seuls exposant à voix haute leurs supplications : Seigneur Jésus, si vous voulez, vous pouvez nous guérir ! (Ibid. F°449)
Depuis le miracle de [Mas biffé] Marie, la foule est plus éperdue et pousse davantage, se ruant vers [en interligne : l’abbé Judaine] le Saint-Sacrement pour le toucher, être guéri, être beau et riche : la soif universelle de bonheur. (Ibid. F°451)
Et le flot des gens qui les supplient ar- \\demment [en interligne : se jetteraient à genoux, se feraient écraser] de les laisser passer : en citer, décrire. (Ibid. F°s451-452)
Il souffre tellement de la voir si belle dans l’église, lorsque les chants commencent (je donnerai la bénédiction à la fin), qu’il ne peut pas rester, et qu’il s’échappe par l’escalier de [l’e biffé] la sacristie : G.B. 29. (Ibid. F°455)
Si elle est sauvée, lui est perdu : garder cela pour le mot final. (…)
Craint-il donc de l’aimer : Non, il se sait très honnête, incapable de troubler cette âme. (Ibid. F°s455-456)
On confesse à la Crypte : Ah ! si les prêtres pouvaient parler, on verrait que les merveilles opérées en faveur des corps, sont laissées bien en arrière par les merveilles faites pour les âmes. – (Ibid. F°457)
Un mot bien connu, paraît-il : « Il faut donner à la justice de Dieu les expiations exigées par les péchés de la France. Quand la somme des expiations sera assez forte, la France cessera d’être frappée ». (Ibid. F°458)
Il lui a dit : [«] Que diriez-vous, si cette jeune fille était guérie » – (…)
Pourtant, je ne crois pas que Pierre doivent se livrer là : il préfère encore ne rien dire. (…) D’autre part, faire que les sentiments de Chassaigne, concordent avec la promenade qu’il va faire à Pierre : Quand vous aurez vu le triomphe, je vous ferez voir une grande injustice. (Ibid. F°s458-459)
Pierre : Elle est sauvée, je suis perdu. (Ibid. F°460)
En haut la bénédiction à la vallée : les jardins, puis le Gave, le Château, Lourdes, les montagnes. (Ibid. F°462)
Marie se jetterait dans leurs bras ; riant et pleurant : « Je suis guérie ! » (Ibid. F°466)
Puis pourquoi chercher à faire long : un chapitre de 28 à 30 pages serait bien suffisant, s’il est d’une belle envolée. (Ibid. F°467)
Ce mot bien connu, paraît-il : « Il faut donner à la justice de Dieu les expiations exigées par les péchés de la France. Quand la somme de ces expiations sera assez forte, la France cessera d’être frappée ». – (Ibid. F°469)
Seigneur, je ne suis pas digne que vous entriez dans ma maison, mais dites seulement une parole et mon enfant sera guéri (ou : je serai guéri). (Ibid. F°470)
Tout de suite, en chemin, le docteur Chassaigne dit à Pierre : « Vous venez de voir le triomphe, je vais maintenant vous montrer deux grandes injustices. » (Ibid. F°471)
Mais surtout l’opposition violente : la Grotte avec son rayonnement de cierges, à cette chambre, obscure, humide. (Ibid. F°472)
Plus tard peut-être, si la dévotion diminuait, on ferait revenir le corps (en conversation : Ah ! vous les verriez…) (Ibid. F°473)
Et alors à la fin la lamentation de cette jeune ruine, l’opposition intense éclatant avec la Basilique : la foule priant, orgues, cantiques, encens, clergé en vêtement d’or, l’abbé Judaine et le Saint-Sacrement, les prières dont la Basilique vibre toute, la flambée de l’église dans le soleil couchant, tout montant au ciel ; et ici la ruine, les pierres mangées par la pluie, l’église ouverte à l’air du ciel, l’herbe qui pousse, la lessive qui sèche, le silence, le désert, les oiseaux, un rat qui fuit. – (Ibid. F°475)
Puis, le docteur Chassaigne dit : Venez ! Et ils descendent dans la crypte – (Ibid. F°476)
Et là, c’est le contraire, c’est le triomphe : Mme Chaise agonise, ou bien même est morte pendant la nuit. (Ibid. F°485)
Tout l’effet de M. de Guersaint : Père léger, distrait, quoique pratiquant ; puis l’abattre, à genoux, devant sa fille guérie, dans une joie divine, un acte de remerciement et de foi ardente. (Ibid. F°490)
Mais le père qui ne peut faire longtemps la même chose, se relève, lui parle à l’oreille : Il veut revoir Cazaban, parce qu’il a promis au cocher [de biffé] d’aller lui dire que l’accident arrivé à la roue, et par conséquent le retour n’est pas de sa faute. Il le paie aussi, sur ses vingt francs (…), toujours : Pendant que Marie priera, il ira faire ça avec Pierre pour s’en débarrasser, parce que c’est un peu loin et qu’il ne veut pas fatiguer Marie. (Ibid. F°493)
Un [événement biffé] incident avec le conseil qui s’est plaint de la simonie, contraire à l’acte de vente. Et la réponse des pères : Nous fermons la Grotte. Colère de Cazaban, il s’emballe sur eux. (…) Ce que Pierre lit au fond de ses yeux inquiets : Si ce prêtre avait du pouvoir, s’il répétait, si ce que lui Cazaban a dit faisait du tort à la Grotte ! (…)
Le miracle, le coup de fortune. Il est ravi, il dit : Il en faut de temps à autre un de cette qualité. (Ibid. F°s494-495)
Le mot : Ah ! monsieur, Lourdes a bien pris, le tout est de savoir si ça continuera. (Ibid. F°495)
En sera-t-il de même pour Lourdes ? Ce qui fait penser que cela durera : la bonne foi, la grâce, etc., etc. (Ibid. F°496)
Mais M. de Guersaint : Va c’est partout la même chose, retournant chez Majesté. (Ibid. F°497)
La laideur de tout cela, dite par Pierre et par M. de Guersaint : celui-ci a achevé sa ruine dans la faillite d’une maison d’impression en couleur, imagerie
religieuse : on voulait faire trop artistique, il en gardait la rancune. (Ibid. F°s498-499)
Appoline contente qu’on la compare. Mais elle ajoute : Oh ! je suis plus jolie. (Ibid. F°502)
Le mot du cocher : « Ah ! Lourdes a bien pris, mais on ne sait pas si cela continuera » – (Ibid. F°504)
Résumer ça, à la fin dans Appoline, que j’ai posée au début du chapitre : Nous reviendrons, mademoiselle – Et [elle biffé] ensuite : « Elle ressemble à Bernadette » – Oui, en effrontée. (Ibid. F°506)
Et là Cazaban reprenant ses diatribes contre la Grotte, puis tout à coup tournant : ah ! non, il ne faut pas qu’on ferme la Grotte, parce que lui libre penseur, ainsi que toute la
ville haute, en vit. (Ibid. F°s506-507)
Et je fais arriver Pierre le premier, qui a une petite valise et qui va la poser dans le wagon [en interligne : il le cherche, le reconnaît à la pancarte : c’est bien lui]. (…) Expliquer tout de suite pourquoi Marie et son père ne sont pas avec lui : [et biffé] ils se sont rendus une dernière fois à la grotte, où Marie brûlait de remercier encore la Sainte Vierge ; et lui a réglé à l’hôtel (?) puis est venu directement à la gare. (Ibid. F°512)
Les dames hospitalières sont arrivées ensemble dans un landau : Mme de Jonquière, Raymonde, Mme Désagneaux, et madame Volmar. Et
Pierre qui voit Mme Volmar [; ap biffé] : à peine un battement de paupière de celle-ci, très pâle, très indolente, très indifférente (…). (Ibid. F°s512-513)
Finir Berthaud politique [en interligne : bon vivant, propagandiste : Ah ! si l’on pouvait mener les ouvriers des villes, créer une démocratie catholique], content de la saison, croyant avoir porté un coup à la [politiq biffé] république. (Ibid. F°513)
La veille encore, il [l’abbé Judaine] ne voulait pas désespérer : Nous avons encore jusqu’à demain. (Ibid. F°516)
Et enfin Marie et son père arrivant avec les autres de la Grotte : pourquoi leur retard. (Ibid. F°517)
Elle guérie, lui qui va mourir : « Ah ! vous êtes guérie comme les autres, Et vous croyez que vous êtes plus heureuse. (…) [»] – (Ibid. F°519)
Reprendre les personnages qui sont là : le chef de gare, hâtant tout le monde. Le père Fourcade, avec le père Massias (qui part) et le docteur Bonamy causant avec Marie : [elle est la fort biffé] sa guérison est la fortune du pèlerinage. (Ibid. F°520)
Puis, plus bas : le Commandeur a raison : rien n’est bon comme la mort, mais pour aller retrouver les âmes chères. (Ibid. F°520)
Et le rendez-vous donné : A l’année prochaine, nous reviendrons. (Ibid. F°521)
Le Commandeur reconnaît alors Marie : « Ah ! vous êtes guérie comme les autres. Et vous croyez que vous en serez plus heureuse. (…) » ; et toutes les misères, la douleur de vivre. (Ibid. F°524)
Tout le personnage : « Mourez donc tranquillement, et ne venez pas si loin chercher cette misérable vie. » (Ibid. F°525)
Pierre lui dit : au revoir. – Non, plutôt, adieu – (Ibid. F°525)
Enfin, les dames hospitalières. Outre madame de Jonquière, les deux autres : Mme Volmar et Mme Désagneaux. (Ibid. F°528)
Mme Vincent, qui a perdu sa fille, et qui ne peut sans doute emporter le corps : on a enterré la petite à midi, et la mère part (ne pas oublier que j’ai le voyage, tout un chapitre, et que je montrerai alors son accablement). (Ibid. F°528)
[dans la marge : à Poitiers : un mot [à la fin biffé] de Ferrand à Pierre, quand la Grivotte plus mal. (…)] (Ibid. F°532)
Alors ne mettre là qu’un mot de la Grivotte, pour préparer sa rechute prochaine : plus exaltée encore mais frissonnante, rauque, ce que Pierre remarque, ce qui rendra la rechute moins brusque. (Ibid. F°536)
Avec lui [M. Sabathier], reprendre les détails du wagon : ce qu’il a remarqué à l’aller. (…) Tous les rêves de guérison qu’il avait faits en regardant ces détails ; et il les retrouve et il n’est pas guéri – Cela sur un cri de Marie : « Oh ! regardez donc l’entaille [que biffé] faite par la ferrure de mon chariot.[»] (Ibid. F°537)
Garder pour la fin ce cri : Oh ! l’année prochaine, je serai sûrement guéri. – (Ibid. F°538)
L’ironie de cela : il s’est fait prêtre parce qu’elle était malade incurable, qu’il la croyait supprimée, à jamais femme ;
et lui s’est supprimé des hommes ; et voilà qu’elle guérit, qu’elle est femme, qu’elle peut être épouse et mère (…). (Ibid. F°s541-542)
J’ai dit « Il a senti le coup de hache : elle sauvée, lui perdu. [»](Ibid. F°542)
Sur la possession : peut-être n’y avait-il de divin que la possession. (Ibid. F°544)
La psychologie de Marie : une une [sic] toute blanche, la meilleure et la plus pure. (Ibid. F°545)
Paris, elle soulagera sa sœur Blanche (parler de Blanche : Elle va vivre à Paris maintenant[)]. Elle fera quelque chose pour que son enfant de père soit heureux (lui rêve à ses ballons[)] : Autrefois un talent naissant de miniaturiste ; elle fera des miniatures. (Ibid. F°546)
Mais [sur biffé] surtout, dans
souffle [sic], la confidence qu’elle lui fait : Devant la Grotte, pour obtenir sa guérison, elle a fait le vœu de virginité, puisqu’elle ne pourrait jamais être à lui – (Ibid. F°s547-548)
L’ironie de cela : il s’est fait prêtre, parce
qu’elle était malade incurable, qu’il la croyait supprimée à jamais des femmes ; et lui s’est supprimé des hommes. (Ibid. F°s 550-551)
Donc, c’est fini, il restera prêtre : la poignante tristesse de cela– Faire qu’elle comprend, et que, dans un souffle, elle lui jure de ne jamais se marier : elle [avait biffé] fait [vœur biffé] vœu de virginité à la Vierge qui l’a guérie ; mais elle fait cela, pour le consoler,
car elle l’a compris. – (Ibid. F°s 551-552)
Elle peut le questionner discrètement, il répond de même. Non, la Vierge ne lui a pas rendu la foi : très délicat, la question et la réponse. « Mais elle m’a guérie, moi ! » Et il a la délicatesse de ne pas la désabuser : à quoi bon [flé biffé] blesser cette âme (…). (Ibid. F°552)
C’est Lourdes, la tentative de revenir en arrière, de croire comme une brute, avec tout l’espoir que la foi suffit, avant l’expérience des siècles écoulés : comme si le libre examen ne s’était pas éveillé, avant la Réforme et la Révolution. (Ibid. F°554)
Et il [M. Sabathier] cherche pourquoi elle ne le guérit pas ; il trouve des péchés : c’est lui qui est dans son tort. (Ibid. F°558)
Et tout repris, comme au premier voyage : les arrêts, la cantine, la vie du train tout entier. (Ibid. F°559)
Les détails [qu biffé] du wagon qu’ils avaient remarqués à l’aller ; et il les retrouvent : une tache, une brisure à la boiserie, une déchirure dans l’étoffe. (Ibid. F°560)
La haine de la bonne nature : la nature, c’est le diable. – Lourdes est la cité privilégiée de Marie (59). Hélas ! (Ibid. F°567)
Ce qui la [Bernadette] faisait partir de Lourdes, je l’ai dit : c’est l’ennui des visites, la persécution de la curiosité, le désir humble et sincère de disparaître (…). (Ibid. F°570)
Elle [Bernadette] disait : « Pourquoi chercher à me voir, qu’ai-je de plus que les autres ? [»] (Ibid. F°570)
Tout ce monde se ruant [en interligne : amour du silence], cette poursuite de ce pauvre être, devenu fétiche, qu’on traque pour le voir et le toucher, pour en emporter du bonheur : le malheur d’avoir été élue (…) ; mais garder la réflexion pour la fin – (…) Son mot amer : « Monseigneur ne vient pas me voir, il vient me faire voir. » (Ibid. F°571)
Finir par une vision : elle [Bernadette] se revoit sur un chemin de Bartrès, au bras d’un amoureux. (Ibid. F°575)
L’abbé Judaine a dit : [«] Vous allez voir tous ces pauvres
gens prier, c’est un spectacle qui vous arrachera des larmes. (…) ». (Ibid. F°s580-581)
Il [tolè biffé] veut d’abord tolérer Lourdes où tant de milliers de misérables vont se consoler. (…) Marie ainsi : il s’est tu, il n’a pas voulu la détromper sur les miracles. (Ibid. F°581)
Quand il [Pierre] ne s’explique pas les choses, il dit : « Il y a une explication naturelle qui m’échappe. – [»] (Ibid. F°584)
Et ce que répond
le docteur : Il n’y a que l’amour qui est la toute puissance de la vie, l’unique bien à reconquérir, quand on [l’a biffé] l’a perdu (voir si cela ne peut pas servir plus loin, au moment des scrupules). (Ibid. F°s584-585)
Il a dit chez Bernadette : « C’est Bethléem, le [log biffé] logis misérable (…). » Et maintenant : non, la raison avant tout, il n’y a de salut que dans la raison. (Ibid. F°585)
Reprendre ce que le père Fourcade a dit [Pierre biffé] sur l’utilité de créer une
démocratie catholique : le second problème sera là. – (Ibid. F°s587-588)
Puis finir par lui, résolu à rester prêtre honnête, dans la grandeur désolée du prêtre incroyant, la \\ phrase sur son hérédité, au personnage : « S’il avait pu tuer la chair en lui, (…) il savait maintenant que le sacrifice impossible allait être celui de son intelligence.[»] (Ibid. F°s588-589)
Et finir avec Marie et Pierre : celui-ci admettant le besoin de l’au-delà (sujet de Rome). (Ibid. F°595)
La malade avec son père et [le biffé] l’abbé : centrale. (Ibid. F°601)
Crise de doute chez ma malade [en interligne : insulte à la Vierge] : elle n’a pas été guérie. (Ibid. F°602)
Mon hospitalière passionnelle, et son monsieur : une nuit. (Ibid. F°603)
La dame qui demande la conversion de son mari. Sa joie : « Je ne pars pas » – (Ibid. F°605)

Pourtant très capable d’amour, et marquer lorsque la face se détend (…) : alors une tendresse infinie, une envie d’aimer. (MS NAF 1456, Lourdes, Deuxième ébauche, Fo 3 – Notes sur Pierre Froment)
Donc, quand [elle biffé] il [Michel Froment] meurt à 55 ans, (…) Guillaume en a 15 : c’est déjà un garçon élevé dans les idées matérialistes du père (…). (Ibid. Fo 5 – Notes sur Pierre Froment)
Mettre en lui les deux hérédités, son père et sa mère : son vaste cerveau développé, la tour, vient du père ; et (…) son besoin de foi, vient de la mère. (Ibid. Fo 6 – Notes sur Pierre Froment)
Il se décide à prononcer ses vœux (…) : d’un côté frappé dans le roman de son adolescence ; de l’autre donnant cette grande joie à sa mère. (Ibid. Fo 8 – Notes sur Pierre Froment)
Alors, il habite le cabinet de son père que sa mère a gardé, s’est contentée de fermer (…) : une soumise, une douce, une croyante. (Ibid. Fo 10 – Notes sur Pierre Froment)
Puis surtout le respect de sa mère morte ; il la rêve, ou il croit la voir, une nuit, l’entendre lui dire : Tu ne feras pas cela [jeter sa soutane]. (Ibid. Fo 11 – Notes sur Pierre Froment)
Il ne lui pardonne pas de s’être fait prêtre, et le fossé paraît entre eux infranchissable : [Jacques biffé] Guillaume vit en concubinage avec une femme (…). (…)
Et pourtant, il se rappelle ce frère (…) : comme il était bon, comme il avait l’esprit droit ! – (Ibid. Fos 17-18 – Notes sur Guillaume Froment)
Quand Marie a dix ans, prospérité encore : c’est alors que Pierre qui a 16 ans, la voit et a son idylle avec elle. (Ibid. Fo 23 – Notes sur Marie de Guersaint)
Il [le grand médecin] dit
à Pierre : « Si elle est sûre d’être guérie, elle le sera ». (Ibid. Fos 25-26 – Notes sur Marie de Guersaint)
Ce pourrait même être, à la suite d’une de ces offres, qu’il [Pierre] regrette de ne pas croire (…) : dès lors, l’effort pour croire, à Lourdes. (Ibid. Fo 26 – Notes sur Marie de Guersaint)
C’est là le grand effet du personnage : le poser léger, distrait, quoique pratiquant, artiste ; puis l’abattre, à genoux, devant sa fille guérie (…). (Ibid. Fo 29 – Notes sur M. de de Guersaint)
Mme Vincent a sa fille sur les genoux dans le wagon : la figure de la douleur maternelle. (Ibid. Fo 32 – Notes sur Mme Vincent)
Sa mère, coquette pour elle, [l’h biffé] l’a habillée en blanc, pour faire plaisir à la Vierge : ses derniers sous ont passé là (…). (Ibid. Fo 33 – Notes sur Rose)
Cette année, en venant, il dit : « Cette fois, je serai guéri ». Et, quand il s’en retourne, (…) la foi qui revient : « Ce sera pour l’année prochaine ». (Ibid. Fo 35 – Notes sur M. Sabathier)
Dès lors, elle mange, court, crie : « Je suis guérie ! » (Ibid. Fo 40 – Notes sur la Grivotte)
Quand on veut le faire causer, (…) il dit d’un souffle : « Ah ! je souffre [»].(Ibid. Fo 51 – Notes sur l’Homme)
Un épisode à Angers : l’interne Ferrand vient le soigner, appelé par Pierre. (Ibid. Fo 52 – Notes sur l’Homme)
Elle [Mme Chaise] est venue pour implorer la Sainte Vierge et lui demander la guérison de sa maladie de cœur : si elle l’obtenait ! (Ibid. Fo 54 – Notes sur M. Vigneron)
Il n’est qu’un instrument, sait qu’il mourra et que la fortune reviendra au père : le rêve tranquille que celui-ci fait (…). (Ibid. Fo 58 – Notes sur Gustave Vigneron)
Cela serait bon, à cause
de l’opposition [entre Mme Maze et Mme Vincent] : douleurs morales. (Ibid. Fos 61-62 – Notes sur Madame Maze)
Encore un coup, ni un imbécile ni un coquin : un homme qui fait son métier et qui a trouvé le moyen de le faire en toute conscience. (Ibid. Fo 68 – Notes sur le docteur Bonamy)
Toucher le personnage discrètement (…) \\ : un mélange très fin de tout cela, le dévouement absolu, la passion autoritaire et le désir d’utiliser son voyage pour marier sa fille. (Ibid. Fos 71-72 – Notes sur Madame de Jonquière)
Elle fait le mariage et vient l’annoncer à sa mère : « C’est fait ». Alors seulement, la mère répond : « Je l’avais demandé hier à la Vierge, devant la Grotte ». (Ibid. Fo 73 – Notes sur Raymonde de Jonquière)
Grande et mince, (…) les yeux larges, magnifiques (…) : un brasier sous la cendre. (Ibid. Fo 74 – Notes sur Madame Volmar)
Ce qui lui fait choisir Raymonde, les [ray biffé] raisons que Berthaud lui donne : pas d’ar- \\gent, mais fille raisonnable (…). (Ibid. Fos 81-82 – Notes sur Gérard de Peyrelongue)
Mme Majesté dit : « Bernadette, tenez ! c’était Appoline, mais (…) beaucoup moins bien ; en triste et en pauvre ». (Ibid. Fo 103 – Notes sur Appoline)
Un mouvement (…) : d’abord contre la Grotte, puis cédant quand son intérêt l’exige – (Ibid. Fo 106 – Notes sur Cazaban)
Les
furieuses parades que Lazare pourrait adresser au Christ : « Pourquoi m’as-tu ressuscité ? (…) ». (Ibid. Fos 108-109 – Notes sur le Commandeur)
On ne sait comment il y est venu : sans doute avec un des premiers pèlerinages. On le dit un
peu toqué, et sa manie (…) de se fâcher : pourquoi ne meurent-ils [les malades] pas tranquillement dans leur lit. (…) Je l’ai donc pour finir le chapitre I de la deuxième partie, lors du débarquement : ce sera à Pierre, à Marie, à un ou deux autres qu’il s’adressera. (Ibid. Fos 110-111 – Notes sur le Commandeur)
Il est tourné le nez contre la muraille : Bonsoir, et la mort sans phrase. (Ibid. Fo 113 – Notes sur le Commandeur)
Un seul [médecin] parle de la visiter, mais on refuse violemment : pudeur. Pourquoi la visiter ? c’est la dévirginiser : le spéculum dépucelle. (…) Seul, le grand médecin voit clair (…), son diagnostic : les ligaments se sont réparés (après la chute) ; la matrice s’est peu à peu remise en place, sans que les symptômes et la douleur cessent. (Ibid. Fo 117 – Notes sur la maladie de Marie de Guersaint)
Quand il [le grand médecin] presse sur l’ovaire, elle sent une douleur d’un caractère spécial : c’est comme une boule qui se déplace et [re biffé] monte vers l’estomac. (Ibid. Fo 118 – Notes sur la maladie de Marie de Guersaint)
Elle se lèvera et marchera : exaltation, transport de joie (…). – (Ibid. Fo 120 – Notes sur la maladie de Marie de Guersaint)
Ataxie spirale : trouble des sens, des facultés génitales, altération de la sensibilité, anesthésies, douleurs fulgurantes, démarche caractéristique. – (…) Symptôme des débuts : douleurs (…). (Ibid. Fo 117 – Notes sur la maladie de M. Sabathier)
Epanchement de sérosité dans le péritoine : fièvre, frisson, douleur vive. (Ibid. Fo 125 – Notes sur la maladie de Frère Isidore)
Cause : chaleurs tropicales et effluves marécageux. (Ibid. Fo 125 – Notes sur la maladie de Frère Isidore)
L’os est parfaitement formé et le vice de nutrition consiste en une désassimilation des éléments de calcification : l’os se décalcifie. (Ibid. Fo 127 – Notes sur la maladie de Madame Dieulafay)
Le rachitisme : l’extrémité des os longs se gonfle ; les genoux se dévient en dedans. (…) Scrofule : [sct biffé] structure débile, grosse tête, gros ventre. (Ibid. Fo 129 – Notes sur la maladie de Gustave Vigneron)
Judaine lui montre Marie qui a été guérie, et ce que disent les yeux du Commandeur : Non, non il ne veut pas. (Ibid. Fo 130 – Notes sur la maladie du Commandeur)
Le jour de la fontaine : comment expliquer ses mouvements [Bernadette], question très troublante. (Ibid. Fo 133 – Notes sur le Dr Dozous)
Phénomène presque constant chez les malades, abandonnés de la science, que l’eau de Lourdes guérit : douleurs très vives dans les parties privées depuis longtemps de mouvements (…). (Ibid. Fo 138 – Notes sur les Miracles)
Des visages d’horreur languis de larmes (…) : terreur des grandes émotions religieuses. – (Ibid. Fo 139 – Notes sur les Miracles)
Aurélie Bruneau, sourde-muette de naissance. [A biffé] Son amie Constance guérie, mais elle non. Neuvaine. Récit de la guérison (300). On joue de l’harmonium : ravie. (Ibid. Fo 143 – Notes sur les Miracles)
Un paralytique qui marche, puis qui est repris : paralysie nerveuse. (Ibid. Fo 146– Notes sur Boissarie)
Dans tout cela des tissus, de la chair refaite [en interligne : presque] instantanément : là est le miracle. (Ibid. Fo 149 – Notes sur les Miracles)
Veuve Rizan, depuis 25 ans. (…) Le docteur dit : Elle mourra dans la nuit. Vers minuit : va me chercher un verre d’eau de la Grotte. – (Ibid. Fo 149 – Notes sur les Miracles)
Mlle Coupel, phtisique, depuis 3 ans. (…) Faiblesse, épuisement : et tout mal disparaît. (Ibid. Fo 151 – Notes sur les Miracles)
Un Père. Il sent un bien-être : « Je sens que la Sainte Vierge me guérit en ce moment ». (Ibid. Fo 152 – Notes sur les Miracles)
Le récit de Pierre de Rudder. (…) Un docteur : votre jambe est comme celle d’un enfant qui vient de naître. (Ibid. Fo 155 – Notes sur les Miracles)
Luxation de la hanche droite [en interligne : Joachime Dehaut [sic]]. (…) Une première immersion, pas
guérie : étonnée. Elle revient. « Je ne sens plus rien.[»] (…) On ôte les bandes : elle était guérie. (…) L’ulcère guéri, mais le pied-bot et la luxation : elle se plonge une neuvième fois. (Ibid. Fos 156-157 – Notes sur les Miracles)
Cicatrisation instantanée des plaies, régénération subite des tissus, des chairs : là est le miracle. (Ibid. Fo 159 – Notes sur les Miracles)
Comte de Mun amène les cercles catholiques d’ouvriers. (…) Communient tous ensemble à la Grotte : représentent la France [illisible]. (Ibid. Fo 159 – Notes sur les Miracles)
Elle jette un cri : – Vous êtes malade, demande une voisine – Non ! (le premier mot depuis 45 ans[)]. Puis : Je vous salue, Marie. (Ibid. Fo 160 – Notes sur les Miracles)
Tumeur blanche ancienne, com- \\pliquée de plaies, de fistules, [qu’on biffé] a guérie en quelques instants, qu’une luxation suivie d’ankylose s’est réduite spontanément (…) : ce sont des faits, et il y a miracle. (Ibid. Fos 160-161 – Notes sur les Miracles)
Mais il constate que les adversaires systématiques du surnaturel (…) paraissent se désintéresser. Et il répond : l’homme ne croit que ce qu’il veut croire. (Ibid. Fo 162 – Notes sur les Miracles)
Une mère qui veut demander [en interligne : 264] si l’on peut plonger sa fille poitrinaire dans la piscine. Il répond, comme médecin : Non. Mais agissez selon votre foi. (Ibid. Fo 163 – Notes sur les Miracles)
Dans la foule : « il ne marchait pas ; il marche. Il avait une plaie : elle est cicatrisée. Il était aveugle : il voit ». – (Ibid. Fo 164 – Notes sur les Miracles)
Le 20 août 86, miracle. Célestine Dubois, depuis 7 ans, fragment d’aiguille brisée dans la main. (…) Tentatives faites, en incisions, plaie dilatée : inutile. – (…) Trajet étudié
à la loupe : porte de sortie, pas d’entrée. – Une commission d’enquête : toutes les hypothèses discutées (283). (Ibid. Fos 165-166 – Notes sur les Miracles)
A la Grotte [sœur Julienne] ne peut ni prier, ni penser : à bout. (Ibid. Fo 167 – Notes sur les Miracles)
Deux verres d’eau encore : voix retrouvée – (Ibid. Fo 168 – Notes sur les Miracles)
Depuis quatre jours pas de résultats, dernière prière à la Grotte (…) : je suis guérie. (Ibid. Fo 169 – Notes sur les Miracles)
On cherche la guérison de la phtisie : la voilà. Mais bien capricieuse. (Ibid. Fo 169 – Notes sur les Miracles)
Delaunay, ataxique au 3e degré (…). Opinion de 12 médecins des hôpitaux : tous ataxie locomotrice. (Ibid. Fo 169 – Notes sur les Miracles)
C’est vrai : les paralytiques marchent, les aveugles voient, les morts ressuscitent. – (Ibid. Fo 171 – Notes sur les Miracles)
Son mari : Es-tu guérie. Non, mon mal est sans remède. Elle se couche et se [le biffé] lève le lendemain guérie. (Ibid. Fo 172 – Notes sur les Miracles)
(…) Sophie aboie, s’immerge, plus rien : que Dieu soit loué – (Ibid. Fo 177 – Notes sur les Miracles)
La cliente du docteur Astier,
élégante celle-ci (…) : les jambes ont l’air morte, les pieds surtout. (Ibid. Fos 185-186 – Notes sur le Départ de Paris)
La tranquillité des sœurs et de tout ce monde, qui vit dans le miracle, qui l’attend : Et dire que cette femme avec ce gros ventre, va laisser tout cela
à Lourdes. (Ibid. Fos 187-188 – Notes sur le Départ de Paris)
Le costume des sœurs de l’Assomption : robe noire, [cornette biffé] coiffe blanche et guimpe blanche, unies, très raide. (Ibid. Fo 190 – Notes sur le Départ de Paris)
Le costume des pères : une robe noire, avec une [courte manteau biffé] pèlerine à capuchon. (Ibid. Fo 191 – Notes sur le Départ de Paris)
En ce moment de mysticité, (…) un admirable sujet : montrer (…) cette extraordinaire histoire de Bernadette Soubirous (…) produisant cet énorme mouvement d’humanité : (…) surtout les foules accourues, cent cinquante mille personnes par an, je crois. Et là retrouver, suivre, étudier et peindre ce duel incessant entre la science et le besoin de surnaturel :
des médecins qui nient les miracles, d’autres qui les affirment (…). (Ibid. Fos 208-209 – Notes sur Un roman sur Lourdes)
Le mot de mon coché : « Ah ! Lourdes a bien réussi, mais on ne sait pas si ça durera ». (Ibid. Fo 210 – Notes sur Un roman sur Lourdes)
(Les conditions du miracle à étudier : la vision dans un creux bien petit,
l’endroit [sing biffé] choisi singulièrement.) Et plus tard suivre Bernadette : on l’a fait disparaître, pourquoi ? (Ibid. Fos 210-211 – Notes sur Un roman sur Lourdes)
J’ai vu : une tête de vache nettement dessinée ; un lézard allongé la tête
en bas, [entre biffé] dans un pli vertical des roches ; surtout un immense crucifix de neige (…). (Ibid. Fos 220-221 – Notes sur Le Cirque de Gavarnie)
Curiosité : on ne causait que de cela. La Vierge ne s’était pas encore nommée : c’est elle, disait-on. – (…) Autorité civile s’émeut et va agir : le procureur impérial, Dutour ; le juge de paix, Duprat ; le commissaire de police Jacomet ; le préfet, M. le baron Massy. (Ibid. Fo 223 – Notes sur H. Lasserre)
Le 25 mars : Je suis l’Immaculée C. – (…) Le certificat des médecins [en interligne : envoyé par le préfet] : pas de folie, asthme. (Ibid. Fo 224 – Notes sur H. Lasserre)
Le ministre écrit justement pour conjurer l’évêque d’arrêter le mouvement : enfant visionnaire. (…) Des évêques vont voir [ illibile biffé] l’empereur. Récit des violences du ministre et du préfet, et la dépêche : ordre de rapporter l’arrêté qui fermait la Grotte, et la population libre. (Ibid. Fo 226 – Notes sur H. Lasserre)
Des confréries : Notre-Dame-des-Grâces, laboureurs ; Notre-Dame-du-Mont-Carmel, ardoisiers (…). – (Ibid. Fo 229 – Notes sur H. Lasserre)
La seconde fille, Marie est envoyée au bois. Bernadette demande : non. (Ibid. Fo 232 – Notes sur H. Lasserre)
Elle [Bernadette] dit enfin, en revenant : « J’ai vu quelque chose habillé de blanc. » (Ibid. Fo 233– Notes sur H. Lasserre)
L’apparition ne veut pas écrire : elle parle. (Ibid. Fo 234 – Notes sur H. Lasserre)
On emmène Bernadette chez le commissaire de police. (…) Doucereux, il faut tout raconter, puis se fâche : Tu mens ! (Ibid. Fo 237 – Notes sur H. Lasserre)
Elle sourit à la demande de faire fleurir l’églantier, et demande de faire pénitence et de monter au fond de la grotte : sens symbolique (112). (Ibid. Fo 240 – Notes sur H. Lasserre)
Bernadette va au Gave : Non ! allez à la fontaine, elle est ici (120). (Ibid. Fo 241 – Notes sur H. Lasserre)
Quand on venait la voir [Bernadette], de loin, un puissant : la voilà ! (Ibid. Fo 246 – Notes sur H. Lasserre)
Il [Napoléon III] hausse les épaules (…) et il donne une dépêche : « Portez ceci au télégraphe [»] – (Ibid. Fo 251 – Notes sur H. Lasserre)
Lasserre dit : « Ce livre, elle [Bernadette] ne le lira jamais. » (Ibid. Fo 256 – Notes sur H. Lasserre)
On lui disait : « Est-ce que vous oubliez les promesses de la Sainte Vierge –  (Ibid., Fo 262 – Notes sur H. Lasserre)
Son état depuis les apparitions : va-et-vient perpétuel de santé chancelante et de maladie très aiguë. (Ibid., Fo 266 – Notes sur H. Lasserre)
Puis un médecin de Strasbourg. « Constitution rhumatismale, anémie prononcée : l’eau froide, hydrothérapie. » Rien. (Ibid., Fo 272 – Notes Mlle de Fontenay)
Doute : « Mais je n’ai pas la preuve que je sois guérie. Je n’ai pas senti le miracle [»] (205). (Ibid., Fo 273 – Notes sur Mlle de Fontenay)
Une vieille qui a dit : Guérissez la plutôt que moi – (Ibid., Fo 277 – Notes sur Mlle de Fontenay)
[À Peyramale] Sempé disant : Nous sommes criblés de dettes. Il répondait : « Dieu et la Ste Vierge arrangeront
tout cela [»]. Le tronc à la Basilique : tronc pour l’église nouvelle. (…) Il attaque la Basilique : mal placée, mal conçue (a coûté 4 millions). (…) Le père Sempé vient à la mort du curé Peyramale : s’installa au chevet du lit du malade pour le prétexte de l’assister à ses derniers moments : non pour être certain qu’il allait en être débarrassé. (Ibid., Fos 283-284 – Notes sur L’église du curé Peyramale)
Accusé de ruiner la ville, en attirant tout l’argent à lui [le père Sempé] : hôtellerie, magasins d’objets
de piété (…). (Ibid., Fos 285-286 – Notes sur L’église du curé Peyramale)
Peyramale : Il fallait faire grand, il fallait faire beau. – (Ibid., Fo 287 – Notes sur L’église du curé Peyramale)

Travail (1901)

J’ai cette phrase : « C’est un enfant qui vient de voler un pain » (F°429)
Pour ne pas insister : un non-lieu (F°430)
Les Delaveau : comment Luc les connaît (F°431)
il remonte jusqu’à son père Blaise, né en 1790 : révolution pour la bourgeoisie (F°438)


Outils personnels
Boîte à outils